Union de deux lesbiennes : L’opinion choquée !

Au Gabon, la dépénalisation de l’homosexualité a été actée par les deux chambres du Parlement, suite logique un couple de lesbiennes s’est uni le week-end écoulé dans la province de l’Ogooué-Ivindo, précisément à Makokou. Alors que l’union entre personne de même sexe n’est pas autorisée dans le pays, l’opinion attend la réaction du gouvernement. Déjà, le maire de Makokou condamne en rappelant que les deux tourterelles doivent être interpelées par les forces de sécurité.

Doud De Mouss

Au Gabon, précisément à Makokou dans la province de l’Ogooué-Ivindo, deux femmes se sont unies. Alors que d’aucuns parlent de fiançailles, d’autres évoquent clairement un mariage coutumier. A la clé, un dépôt par celle qui se positionne comme le mari, d’une somme de 250 000 FCFA, 10 pagnes, 10 liqueurs, des bières et une somme de 50 000 FCFA pour payer le paquet de concombre offert en cadeau par la mère de celle qui se considère comme son épouse, rapporte le site Gabonactu. Dans le pays où la dépénalisation de l’homosexualité a été acté en juin dernier, par les deux chambres du Parlement avec l’accord exclusive des parlementaires issus des rangs du parti au pouvoir, Parti démocratique gabonais (PDG), cette union alimente bien de débats d’autant plus que si dépénalisation il y a eu avec le retrait de l’alinéa 5 de l’article 402 du Code pénal, il n’y a parallèlement pas eu autorisation de l’union de deux personnes de même sexe.

Le gouvernement va-t-il se prononcer sur cette histoire qui choque plus d’un ? Le Parlement va-t-il réagir pour recadrer le débat ? Ces questions taraudent bien d’esprits qui attendent clairement que ces autorités y compris le ministère de la Justice, se prononcent. En attendant, face à cet acte, la mairie de Makokou s’indigne. «Il faut clairement dire que la mairie de Makokou n’est nullement responsable de cet acte», a déclaré à Gabon matin, l’édile de la capitale ogivine. «En ma qualité de citoyen et maire de cette ville, c’est avec indignation que j’ai vu ces images qui n’honorent pas du tout notre Cité», a dit Guy-Roger Ekazama. Rappelant que le mariage au Gabon est encadré par le Code civil, le maire a insisté «à l’heure actuelle, le mariage entre personne de même sexe est interdit».

Selon lui, les deux tourterelles doivent donc être interpellées par les forces de sécurité conformément à la loi. «Autant on peut comprendre et tolérer les libertés individuelles des uns et des autres, autant il est nécessaire de se conformer à la loi qui régit notre pays», a exposé Guy-Roger Ekazama. Pour lui ceux qui entravent la loi, doivent répondre de leurs actes en toute responsabilité.

Journaliste du média Gabon Initiatives