Un vent nouveau souffle dans Moabi

Moabi, 21 janvier 2019 (GabonInitiatives) – Érigée en commune de plein exercice en 1996, la commune de Moabi, chef lieu du département de la Douigny dans la province de la Nyanga, au sud – Gabon qui compte neuf quartiers sort petit à petit de sa longue torpeur après plus de deux décennies.

« Cette mort lente qu’on observe adepuis des nombreuses années dans Moabi serait imputable aux différents acteurs politiques qui se sont succédés dans notre localité », s’insurge un autochtone sous le couvert de l’anonymat.

« L’organisation des fêtes tournantes de 2002 et 2008 que la province de la Nyanga avait abrité n’ont rien apporté. Les trois (3) milliards alloués sur l’ensemble des deux éditions pour transformer en véritable chantiers publics la cité avaient pris une autre direction », renchéri un autre habitant qui trouve son salut au quotidien dans la vente du vin de palme.

L’initiative du défunt chef de l’État, Omar Bongo Ondimba qui dans un élan de solidarité et de patriotisme voulant créer une proximité plus accrue entre les populations et les institutions républicaines grâce aux moyens financiers octroyés pour développer l’arrière pays a été tout simplement torpillée à Moabi.

Résultats des courses, la seule unité économique,OZI (Opération Zonale Intégré de l’ex Agrogabon) , spécialisée dans la production de l’huile de palme rouge est fermée depuis longtemps, occasionnant le chômage technique de près de 100 familles alors qu’à son temps l’entreprise avait juste besoin d’un montant de cent (100) millions de France CFA pour sa relance selon le comité de privatisation qui gère ce dossier.

Construit dans les années 1963, le centre médical de Moabi croulait sous le poids de l’âge par manque d’entretien. Le médecin chef, Dr Ditengou pour ne pas l’a cité affecté dans ce centre médical entre 2013 et 2014 avait bonnement décliné l’offre au motif que son logement était dans un état de délabrement très avancé. Le refus de ce médecin de servir à Moabi à contraint certains patients de rallier soit l’hôpital de Bongolo dans la province voisine de la Ngounié ou l’hôpital régional Benjamin Ngoubou de Tchibanga (Chef lieu de la province de la Nyanga) pour se faire traiter. Cette situation a durée plus de b10ans.

« Malgré son statut de ville, Moabi est resté hélas plongée dans le noir des années durant, une fois la nuit tombée. En effet, lorsque l’après midi tirait vers sa fin et que le début de la soirée s’annonçait la ville était peu à peu obscurcie à partir de cet instant, l’obscurité prenait le pas sur la lumière. Aucune zone de la ville n’échappait à cette dure réalité. Les lampadaires d’éclairage public ne fonctionnaient plus depuis belle lurette », relate un autre habitant de Moabi poursuivant « Et comme le dit l’adage populaire que temps qu’il y a de la vie il y a de l’espoir. Cet espoir renaît petit à petit depuis quelques mois ».

Plongé dans un coma profond, la petite ville de Moabi se réveille doucement grâce à la nouvelle politique de développement impulsée par le Chef de l’État Ali Bongo Ondimba relayée sur le terrain par la nouvelle classe d’hommes politiques.

De passe dans la localité, on a pu observer que la Moabi, opère actuellement sa mue à en juger les nombreuses réalisations.

L’unique structure sanitaire de la commune a connu un début de réfection, le bâtiment abritant le service d’hospitalisation a subi une véritable transformation avec toutes les commodités.

Privée de médecin depuis longtemps, les populations de la Douigny ont renoué avec un leur hôpital depuis l’arrivée du nouveau Dr nouvellement affecté et logé dans de très bonnes conditions illustrées par la réfection de sa résidence favorisant un rendement optimal des soins médicaux.

Il faut noter qu’auparavant des équipes médicales à l’initiative de l’Association des Jeunes Emergents Volontaires (AJEV), avaient séjourné à deux reprises à Moabi et dans le district de Mourindi dans le 2ème siège afin de procéder aux consultations gratuites, aux traitements de plusieurs cas de maladies telles que la gynécologie, l’ophtalmologie, la cardiologie, la pédiatrie et la médecine générale.

Selon les docteurs Agaya et Diawara qui conduisaient ces équipes médicales, 2200 cas avaient été traités dans la ville de Moabi et les villages environnants contre 300 personnes consultées à Mourindi à la grande satisfaction des populations surtout celles du 3ème âges qui, en majorité souffrent des yeux que dire de l’éclairage public, le noir à fait place à la lumière comme qui dirait, malgré la longueur de la nuit, le jour fini par se lever.

La société SETEG est à pieds d’œuvre depuis quelques mois pour réf aire les lampadaires partout dans la ville.

La visibilité et la lisibilité sont revenus dans les ruelles de la ville, un travail rendu possible aussi grâce aux opérations d’assainissement lancées depuis quelques temps dans la cité par les jeunes membres de l’AJEV, des opérations pour faire face à l’apparition des zones insalubres représentants des foyers de développement des maladies et favorisant la prolifération des moustiques et autres insectes.

Tous ces efforts de développement de la ville de Moabi ont pour initiateur Herman Nzoundou Bignoumba, fils du coin qui en moins d’un an a réussi là où les autres ont échoué.

GI/SBIM/FM/NN/19