Un trafiquant d’espèces protégées arrêté à Franceville

La ville de Franceville a été le théâtre dimanche dernier d’une arrestation de trafiquant de trophées d’espèces protégées dont la panthère. Le contrevenant, un Gabonais, a été conduit dans les geôles de la Police Judiciaire avant un éventuel déferrement et un procès qui devrait lui coûter six mois de prison. 

Estel Atimpo Mbakouo se trouve entre les mains de la Police Judiciaire de Franceville. Prêt à être livré à la justice qui va statuer sur son cas. L’homme a été appréhendé alors même qu’il était sur le point de liquider son butin à des clients.

Les faits remontent au dimanche 21 mai. Une équipe conjointe composée des agents de la PJ de la capitale altogovéenne, des agents des Eaux et Forêts et de Conservation Justice se trouvent en possession d’informations faisant état d’une transaction qui doit avoir lieu autour de 20h au quartier Potos, quartier populaire où plusieurs trafiquants ont déjà été surpris par les forces de l’ordre.

C’est finalement aux environs de 21h qu’Estel Atimpo Mbakouo arrive sur les lieux indiqués. Il s’installe. Et déballe sa marchandise. Dans son sac, deux peaux de panthères, seize dents et quinze griffes du même animal. Et c’est en attendant son client qu’il est interpellé.

Conduit dans les locaux de la PJ, l’homme désigne le dénommé Joël Epanangoye et Albert Opana surnommé « Papa Gendarme » comme les véritables propriétaires des pièces qu’il détenait. Les deux hommes habiteraient à Alanga à 15 km de la petite ville d’Okondja, dans le nord du Haut-Ogooué. Okondja est devenu ces derniers mois un bastion du trafic d’espèces protégées.

La perquisition qui a eu lieu o Okondja le lendemain, 22 mai, a permis de mettre la main sur deux cartouches doubles zéros chez Epanangoye Joël et un fusil de chasse calibre 12 chez Opana Albert. Ces derniers ont donc rejoint Estel Atimbo dans les locaux de la PJ à Franceville.

Interrogés de suite, chacun a reconnu pour sa part avoir tué dans des circonstances différentes une panthère et remettre séparément les trophées au nommé Estel Atimpo Mbakouo afin qu’il les vende. Il semble que le dénommé Joël Epanangoye avait déjà fixé un prix pour sa peau, ses 16 dents et 15 griffes soit 150 000 F, ce ne fut pas le cas pour Albert Opana. En effet ce dernier se serait contenté de laisser la fixation du prix de sa peau à la libre appréciation de l’acheteur. Les agents ont alors décidé de les placer en garde à vue en attendant la suite de la procédure.

GI/SM/YKM/17