Trois trafiquants appréhendés avec de l’ivoire à Oyem

Oyem, 9 mai 2019 (GabonInitiatives) – Trois trafiquants dont un enseignant, un agent médical et un pêcheur, prêts à mettre leur produit sur le marché illicite de l’ivoire, ont été interpellés, le 3 mai dernier dans la ville d’Oyem, chef lieu de la province du Woleu – Ntem au nord du Gabon.

Réagissant à une information fournie par une personne ayant requis l’anonymat au sujet d’une transaction certaine et inhérente à l’ivoire, une équipe, constituée des agents de la Police Judiciaire (PJ), des Eaux et Forêts, accompagnés de l’Ong Conservation Justice, s’est très vite rendue sur les lieux indiqués.

Avant l’arrivée des contrevenants avec le produit, l’équipe des défenseurs de l’environnement s’est discrètement dissimulée dans les alentours. L’opération devait se tenir dans un motel.

Les agents ont mis en place un dispositif pour la sécurisation des lieux. Ainsi, en apercevant trois hommes suspects entrés dans l’une des chambres de l’hôtel avec un sac noir, les agents se sont dirigés vers ladite chambre où ils ont surpris les nommés Georgelin Becka Mbeng (enseignant au lycée Richard Nguema Békalé), Gustave Assoumou (agent médical à l’ACNAMGS) et Maxime Owono (pêcheur), en flagrant délit de détention et commercialisation de deux pointes d’ivoire sectionnées en quatre morceaux.

Les trois suspects ont été conduits dans les locaux de la Police Judiciaire pour un interrogatoire suivi de deux perquisitions. La première, chez Georgelin Becka Mbeng, a permis de saisir trois armes : un calibre 12, un 14 millimètre et un 458 pour la grande chasse.

La perquisition au domicile de Gustave Assoumou et Maxime Owono, n’a produit aucun objet compromettant.

Les suspects ont été mis en garde à vue en attendant d’être déférés devant le procureur de la République. Ils risquent jusqu’à 6 mois de prison pour avoir violé les dispositions des articles 92, 274 et 275 du code forestier et l’article 3 du décret 163/PR/MEF du 19 janvier 2019 fixant les conditions de détention, de transport et de commercialisation des espèces animales sauvages, des trophées et des produits de la chasse.

Source : Conservation Justice

GI/CJ/FM/19