Transport : Trans’Urb autorisé à circuler au-delà de 18h

Au Gabon où le couvre-feu court toujours dès 18h dans le cadre de la lutte contre la propagation du Covid-19, la société de transport en commun Trans’Urb a été autorisée à desservir le Grand-Libreville au-delà de 18h. L’idée, aider les retardataires à regagner leurs domiciles malgré l’absence de transport en commun.

Doud De Mouss

Depuis la fixation de l’heure du couvre-feu à 18h, les ralentissements se forment parfois dès 14h30 et se transforment en véritables embouteillages à mesure que l’heure du couvre-feu approche. A 18 heures, de longues files de voitures s’étirent encore le long des routes avec à la clé, de gros points noirs un peu partout dans les grandes artères de la capitale gabonaise. Au-delà de ces gros points noirs formés par ceux qui sont à bord de véhicules pour rentrer chez eux, plusieurs piétons attendant une occasion pour rallier leurs domiciles et souvent, au-delà de 18h. Pour palier cet état de fait, un service “Noctambus” a été mis en place. Soit, un programme permettant à la société de transport en commun Trans’Urb de conduire les populations au-delà de 18h, l’heure du couvre-feu.

«Nous avons autorisations nous, de circuler après le couvre-feu jusqu’à 20h pour permettre à tous les retardataires de rentrer chez eux», a déclaré Joël Lehman Sandougout, le directeur général de Trans’Urb. «Parce qu’on a constaté effectivement qu’à partir de 18h il y a de gros embouteillages et il y a pas mal de nos compatriotes qui avaient du mal à rallier leurs domiciles», a-t-il ajouté. «Nous avons donc des autorisations de transporter toutes les populations au-delà de l’heure du couvre-feu, jusqu’à 20h pour faciliter le déplacement des populations. Donc, nous avons commencé vendredi. Nous avons travaillé jusqu’à 20h30. A partir de lundi nous allons continuer cette opération», a-t-il fait savoir rappelant que la mesure de gratuité du transport décidée il y a 11 mois, depuis le début de la crise sanitaire, court toujours.