Sogatra : Les bus circulent à nouveau

Après avoir reçu le paiement de deux mois d’arriérés de salaires, les agents Société gabonaise des transports (Sogatra), ont comme promis, repris le service. Les bus circulent à nouveau mais la grève n’est pas levée tant plusieurs points de revendication restent à résoudre.

Doud De Mouss

A la Société gabonaise des transports (Sogatra), a fait savoir Cyrille-Gaston Ndoudi-Ledoumou, le secrétaire général du Syndicat des agents administratifs, techniciens et conducteurs (Synaatec), «le paiement de deux mois est en train d’être fait». Ce paiement auquel s’ajoute le paiement du mois de novembre 2020, est aujourd’hui synonyme de suspension de grève. La reprise du travail au sein de cette société de transport en commun qui avait garé ses bus puisque revendiquant les 10 mois de salaire dont 3 (novembre-décembre 2020 et janvier 2021) ont été payés, la suppression de la décote, mais aussi les cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), est donc effective mais le mouvement n’est quant à lui, pas encore levé. La décote ayant été effectivement supprimée, il reste payer 7 autres mois et régler les autres points du cahier de charges.

Ce qui implique de nouvelles négociations avec la tutelle pour lever le mouvement. «Sur le cahier de charges, nous avons au moins une affaire de 45 points. Donc, en dehors des 10 mois, on a la CNSS qui est autour de 14 milliards qui n’est pas toujours payée. En dehors la CNSS il y a d’autres points. Mais pour le préalable que nous avons posé, le gouvernement a fait l’effort de nous payer 2 mois du coup et la décote qui est supprimée. Voilà pourquoi avec toute la base, nous avons pris la décision de suspendre le mouvement», a déclaré Saturnin Embinga président du Syndicat des techniciens et conducteurs de la Sogatra. «Nous allons rentrer en négociation. Rentrer en négociations ne veut pas dire que la grève est levée. On a beaucoup de points encore à discuter. Pour le cas de la CNSS. Aujourd’hui, nos collègues retraités traînent la direction générale prélèvent dans nos salaires, nos buletins le prouvent, ils ne reversent pas à la CNSS. Nous avons tout un panel de questions qu’on va poser à la direction générale. On a un cahier de charges. Donc, on va entrer en négociations. S’il n’y a pas négociation, on ne peut pas lever notre mouvement», a-t-il commenté.

Journaliste du média Gabon Initiatives