SOGATRA : Flou artistique sur la dette CNSS et la DTS

Libreville, 15 août 2017 (GabonInitiatives) – Le dossier dit de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) tant évoqué par des syndicalistes se réclamant ” reconnus par le ministère et la direction générale ” sur aucune base légale ni documents formalisés, mérite que le commun des agents de la Société gabonaise des transports (SOGATRA) s’interroge à la fois sur la qualité des panélistes intervenus ce jour, à la conférence de presse de part leurs connaissances techniques du dossier ainsi que l’implication objective relevant du rôle de délégués syndicaux méconnu par obscurantisme non sans oublier l’épineuse question de la Déclaration Trimestrielle des Salaires (DTS) où il règne un flou « artistique » encore non élucidé jusqu’alors : décryptage.

Sur la qualité des intervenants

Sur un dossier d’une aussi grande importance, il paraît impérieux d’être édifier sur le curriculum vitae des uns et des autres avant de s’attarder sur leurs états de services en la matière fussent-ils “syndicaux” sur le traitement du reversement de retenues salariales et patronales. Comment organiser une conférence de presse volontairement limitative sans avis de la tutelle et même de la CNSS, seul organe habileté à apporter des éléments d’appréciation fiables sur cet épineux dossier.

Connaissances techniques du dossier

Au cours des différentes assemblées générales (AG) tenues avant juillet 2017 par le groupe des radicaux d’hier, ressemblant toujours à s’y méprendre à des meetings, ils ont toujours attesté que la dette CNSS était arrêtée à près de 7 milliards de FCFA au lieu de 14 milliards comme révélée par la récente lettre de mise en demeure de la CNSS. Qui dit mise en demeure et augmentation explosive de la dette dénotent à suffisance de la non maîtrise du dossier combinée à la volonté manifeste de masquer les manquements criards d’une gestion plus qu’approximative et médiocre de Collins Iyangui et leurs affidés. Peuvent-ils de manière évolutive (éléments à l’appui) indiquer le nombre de salariés de 2005 à ce jour, les DTS déposées en bonne et due forme, le nombre de retraités jouissant ou pas de leurs droits à pension, les prestations et allocations versées par la CNSS, les versements (quittance faisant foi) des paiements effectués par la SOGATRA?

Vrai ou faux, mais, pour ce qui est de la Déclaration trimestrielle salariale, Cyrille Gaston Ndouli Lindoumou déclare que : « depuis le dernier trimestre 2005 la déposition de la DTS ne sait plus fait à la SOGATRA pour des raisons que seule la direction générale détient mais, au niveau des syndicats et partenaires sociaux, l’on pense que c’est une situation désagréable pour les agents qui travaillent depuis des années et qui vont en retraite et qu’il faille aussi réglercette question  de manière définitive. Ce sont les ressources humaines qui instruisent le service social et le service paye afin de régulariser la situation mais jusqu’ici personne ne maîtrise la gestion de la DTS ».

“Implication des pseudos délégués syndicaux “

La résolution du problème de la CNSS requiert comme évoqué plus haut une parfaite maîtrise du dossier d’une part mais également une volonté d’agir doublée d’une réelle dextérité susceptible de faire avancer les choses. Or passer de 7 à 14 milliards est-il un élément constitutif d’avancement ou de recul? Force est de constater que c’est durant cette période de recul que nous avons vu apparaître des supposés représentants syndicaux à la solde d’une direction générale (chapeautée par Iyangui et Collins), qui complices, véhiculent aveuglément et à leurs dépens des informations erronées et avides de bons sens. Tout ceci s’explique du simple fait que leur implication contraire aux dispositions des articles 14 et 271 du code du travail ne se résume qu’à bénéficier de prébendes de Collins, Iyanguy et Banzanza comme les frais décaissés à chaque assise aux membres de la commission de gestion de crise de la SOGATRA mise en place par la tutelle.

À bon entendeur salut !

La Rédaction

GI/17