SOGATRA : le conflit intersyndical paralyse l’entreprise

Libreville, 10 août (GabonInitiatives) – Réuni en assemblée générale ce 10 aout, sous un soleil torride, en pleine air et hors des locaux de la Société gabonaise des transports, le collectif des syndicats de la SOGATRA réitère sa volonté de reprendre le travail et fustige la radicalisation d’une fraction syndicale en l’occurrence, le SYCOTEC et quelques membres du SYATRAT qui refusent de suspendre la grève en vue de privilégier l’intérêt général.

En dépit de la volonté affichée par le collectif des syndicats de la SOGATRA de reprendre le travail, force est de constater qu’une certaine fraction syndicale est bien décidée à paralyser le fonctionnement de l’entreprise. C’est ainsi que au cours de son assemblée générale, le collectif a examiné point par point, les différentes crises qui secouent la structure.

Le porte-parole du collectif, Rodrigue Tsanga, a d’entrée de jeu rappelé les deux points ayant conduit à la grève dont le non paiement de 4 mois d’arriérés de salaires et la dette de 14 milliards amassée auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), point qui sonne la pomme de discorde entre les différentes fractions syndicales.

Au nombre des avancées significatives, il faut simplement retenir que, les négociations avec la tutelle ont permis de solder les 4 mois d’arriérés des salaires approuvé par l’Etat. Pour ce qui est du second point, le collectif a tout simplement appelé leurs membres à assouplir le mouvement de grève tout en poursuivant les négociations avec la tutelle, en vue de la reprise du travail, du moins en ce qui concerne le service minimum.

Côté centrale syndicale, Rodrigue Tsanga reconnait les problèmes auxquels l’Etat est confronté, mais estime pour autant que « des négociations approfondis doivent se poursuivre avec la tutelle ». Toute chose que refuse catégoriquement le Syndicat des conducteurs et techniciens de la SOGATRA (SYCOTEC) et certains membres du Syndicat national des transports terrestre ( SYATRAT) qui campent sur leur position empêchant toute reprise de travail par l’épuration de toutes les revendications.En attendant de trouver un dénouement heureux, l’accès à la SOGATRA reste toujours barricadé, les clés des bus sous calent sont confisquées par les grévistes sous l’œil impuissant de l’administration, elle – même plongée dans la cacophonie causée par l’absence prolongée de Directeur général, Patrick Assélé laissant le champ libre aux « apprentis sorciers » promus à des postes de responsabilité dans l’illégalité totale pendant que les cadres nommés en conseils des ministres ne se retrouvent plus au sein l’entreprise.

A l’issue de cette assemblée générale, le collectif a martelé et exigé que les différents directeurs nommés régulièrement en Conseil des ministres reprennent leurs postes au sein de la SOGATRA et, que leurs collègues membres syndiqués reviennent eux- aussi à des meilleurs sentiments afin que les bus reprennent la route.

Saint – Clair TEPONDJOU

GI/SCT/FM/17