Les étudiants de l’USS pleurent leur collègue à travers une marche

Libreville, 2 août 2018 (GabonInitiatives) – De nombreux étudiants de l’Université des Sciences de la Santé (USS) encore sous le choc de la mort « crapuleuse » de leur collègue, Valérie Ngoma, ont organisé une marche hier (1er août 2018) à travers les artères de la commune d’Owendo en guise d’interpellation de protestation devant la recrudescence de l’insécurité aux abords des campus.

« USS Family ensemble pour te rendre hommage… », « Je suis Médecin, Pharmacien, Biologiste, Sage Femme de la Université Des Sciences de la Santé, Je suis Lise Valérie », On ne s’arrêtera pas là », « USS en Deuil », « Stop à l’insécurité au sain de l’USS », « Repose En Paix Valérie », « Ali Bongo Ondimba ! Ou est passé la prison de haute sécurité pour incarcérer tous ces délinquants qui font la loi dans nos quartiers? », «Nous ne sommes pas des troupeaux, voici le comportement que nous devons adopter au Gabon pour emmener la justice Gabonaise à prendre ses responsabilités », « Bravo a cette vaillante jeunesse estudiantine et au mouvement Liberté pour cet élan de solidarité », sont autant des messages lancés par les étudiants de l’USS sur les banderoles de fortune et sur les réseaux sociaux pour rendre hommage à leur collègue étudiante, Lise Valérie Koumba récemment assassinée au sein de leur établissement.

Les cœurs attristés accompagnés des larmes, les étudiants à travers cette marche ont voulu interpellé les autorités compétentes à prendre leurs responsabilités quant à la sécurisation des personnes et des biens.

Partie de la maison le mercredi, 25 juillet dernier, Valérie Ngoma, étudiante en 2ème année de la Faculté de médecine et des Sciences de la Santé (FMSS) section sage femme ne rentrera plus chez elle. Elle sera retrouvée morte le vendredi, 27 du même mois entre l’USS et le Centre Hospitalier Universitaire d’Owendo (CHUO), le corps enveloppé de sang portant des traces de couteaux.

L’assassinat de Lise Valérie Ngoma est le deuxième crime signalé aux abords des universités de Libreville, après celui d’une autre étudiante de l’USO dont le corps avait été retrouvé dans une broussaille non loin de l’établissement.

GI/DBSM/FM/18