Le ROSCEVAC consacre son premier café climatique à la cartographie villageoise participative

Libreville, 9 août 2019 (GabonInitiatives) – Le Réseau des Organisations de la Société Civile pour l’Economie en Afrique Centrale (ROSCEVAC), en partenariat avec l’Alliance Panafricaine pour la Justice Climatique (PACJA-Gabon), a inauguré le 8 août dernier son 1er Café Climatique consacré exclusivement à la cartographie villageoise participative.

C’est au siège de l’ODDIG dans la commune d’Akanda que le Café Climatique a réuni les acteurs de la société civile, des chercheurs du CENAREST et les membres du Conseil Economique Social et Environnemental (CESE), autour du thème de la « cartographie villageoise participative : quelle contribution pour la société civile ? ».

Mme Edwige Eyang Effa lors de son intervention

Ce Café Climatique inaugural avait pour but de renforcer les capacités de la société civile sur la cartographie villageoise participative en prélude à la mise en œuvre effective du Plan National d’Affection des Terres(PNAT) et du Systèmes National d’Observations des Ressources Forestières (SNORF) dans le cadre du programme Initiative des Forets d’Afrique Centrale(CAFI) soutenu par la Norvège et la Banque Mondiale.

Dans son mot de circonstance, le président du Conseil de Surveillance du PACJA – Gabon, Nicaise Moulombi par ailleurs 2ème Vice – président du CESE, est revenu sur le bienfondé de cette initiative avant d’introduire l’experte, Edwige Eyang Effa, chercheur à l’Institut de Recherche pour l’Ecologie Tropicale (IRET), pour un partage d’expérience et d’échanges sur le thème inscrit à l’ordre du jour.

Président du conseil de surveillance, Nicaise Moulombi

La cartographie villageoise selon Mme Eyang Effa, est une méthode lancée depuis les années 1970 permettant la participation des communautés à la prise de décision via la création et l’utilisation de différentes méthodologies participatives non sans insister sur le rôle et l’implication des villageois dans le processus. Elle peut se définir, au sens large, par la création de cartes, un mécanisme inclusif permettant aux populations locales, souvent avec l’implication d’organisations d’appuis, notamment des gouvernements (à différents niveaux), et d’autres acteurs engagés dans le développement et la planification de l’accès aux terres donnant la possibilité aux OSC gabonaises, notamment de s’illustrer à travers leurs expertises.

Au demeurant, la société civile a démontré, depuis plusieurs années, sa volonté à s’impliquer et à accompagner les autorités Gabonaises dans la mise en œuvre effective du PNAT par l’intime conviction que la création de croquis des cartes ne peut se faire sans la contribution et la collaboration des communautés locales. A ce titre, la cartographie participative, est un excellent moyen pour obtenir des cartes exactes, se rapportant aux caractéristiques locales des sites ainsi qu’à l’utilisation des terres.

En définissant son cadre d’investissement national, conformément au pilier Gabon Vert, le Gabon, a opté pour la mise en place d’un Plan National d’Affectation des Terres(PNAT), processus de planification par lequel le gouvernement Gabonais compte établir et véhiculer ses orientations en matière de gestion rationnelle des terres et des ressources du domaine de l’Etat.

Au nombre des recommandations formulées, apparaissent en bonne place la « formation des cartographes locaux sur la cartographie participative », la mise en place d’un « programme de réactualisation tous les cinq ou dix ans, pour connaitre les changements opérés dans les villages », l’ « augmentation des fonds alloués au bon déroulement du projet CAFI par les OSC », entre autres.

GI/NN/FM/19