REDD+ : La société civile gabonaise joue sa partition dans le processus de la mise en œuvre

Libreville, 30 mars 2019 (GabonInitiatives) – La capitale gabonaise abrite ce jour, au siège du Conseil Economique Social et Environnemental (CESE), les travaux du « Forum national d’information des acteurs de la société civile gabonaise sur l’état des lieux et le processus de mise en œuvre de la REDD+ au Gabon ». Une activité qui s’inscrit dans le cadre du programme de renforcement des capacités des sociétés civiles africaine.

Le monde et le Gabon en particulier connaissent des mutations géopolitiques, parallèlement, les problèmes environnementaux liés aux changements climatiques qui, non seulement complexifient cette situation mais aussi et surtout contribuent littéralement à l’exacerbation des tensions régionales et conflits autour de l’accès aux ressources. L’Afrique et le Gabon en particulier n’échappent pas à cette réalité.

Tout en saluant l’implication et l’engagement des différents acteurs pour leur engagement dans les questions de lutte contre les changements climatiques, notamment, le gouvernement gabonais, la Banque Mondiale (BM), le secteur privé à travers l’Union des Forestiers Industriels du Gabon(UFIGA), l’Association Technique Internationale des Bois Tropicaux (ATIBT), des organisations de la société civile (ROSCEVAC et PACJA), les représentants des peuples autochtones, le 2ème Vice président du Conseil Economique Social et Environnementale (CESE), Nicaise Moulombi s’est appesanti sur le programme REE+.

« La conduite efficace du processus REED+, en phase avec les engagements du Gabon et son cadre d’investissement stratégique ne pourrait se faire sans l’implication des organisations de la société civile au fait des enjeux. Après avoir activement participé à la conférence de Bali en 2007, aux cotés des autres pays du bassin du Congo-Ogooué, pour l’inclusion et l’adoption de la dégradation des forets dans le processus REDD+. Le Gabon a été le premier pays forestier à être sélectionné dans l’initiative du Fonds de partenariat pour le Carbonne Forestier de la Banque Mondiale », a déclaré Nicaise Moulombi au cours de son allocution d’ouverture.

Alors qu’il n’existe pas encore un accord international sur le régime du mécanisme de la Réduction des Emissions dues à la Déforestation et à la Dégradation (REDD), l’atelier de la REDD organisé à Paris en mars 2008 est considéré comme l’un des principaux moteurs de développement des activités REDD+ au Gabon.

« Lors de la conception de la REDD à la COP 13 en 2007, l’idée était d’un intérêt particulier pour les pays ayant un taux élevé de déforestation. Ces pays plus que d’autres ont un potentiel énorme pour réduire de façon significative leurs émissions issues de la perte des forêts et ce faisant en tirer les plus gros avantages. Dans le cadre plus large de la REDD+, les pays qui protègent déjà efficacement leurs forets peuvent aussi en profiter comme autoriser l’accès des communautés aux produits de la forêt, les initiatives pour replanter les régions déboisées et dégradées peuvent également être prises en compte si la REDD+ est mise à l’ordre du jour. Pour cela la REDD+ exige un cadre plus complexe pour englober toutes ces catégories, ce qui aboutirait à des couts de transaction et d’application plus élevés », a expliqué Fabrice Ntchango, coordonateur national de l’Alliance Panafricaine pour la Justice et le Climat (PACJA).

A l’issue des travaux, une diversité de thèmes sur les mécanismes REDD+ et CC (changement climatique) mais aussi de prévention et de gestion des crises et des catastrophes sous le prisme de l’écologie seront couverts.

GI/SCAK/FM/19