Recensement biométrique des fonctionnaires : La COSYNAP exige d’abord les résultats des précédents recensements

Joël Ondo Ella ( président de la COSYNAP)

Libreville, 5 mai 2019 (GabonInitiatives) – Réagissant à la suite de l’opération d’enrôlement biométrique des agents publics de l’Etat, annoncée par le gouvernement à travers le ministère de la Fonction publique, de l’Innovation, du Service public et du Travail, le président de la Confédération Syndicale des Agents de l’Administration Publique, Parapublique et Privée (COSYNAP), Joël Ondo Ella, tout en saluant les objectifs visés par les décideurs, conditionne cependant l’effectivité de cette nouvelle action par la publication au préalable des résultats des précédents recensements opérés entre 2010 et 2019.

Dans sa volonté d’accompagner le gouvernement dans la recherche des solutions soutenables, durables et efficaces, le COSYNAP à travers son président, veut comprendre la démarche de l’état afin d’être un bon partenaire à ses cotés.

Seulement, le COSYNAP se rend bien compte que les différentes actions du gouvernement engagées entre 2010 et 2019 pour maîtriser les effectifs et rationaliser la masse salariale n’ont donné lieu à aucune évaluation quantitative que qualitative. Autrement dit, Joël Ondo Ella, estime que le gouvernement devrait d’abord rendre public les résultats chiffrés des précédents recensements, gage de bonne gouvernance, avant d’entamer la nouvelle opération.

La COSYNAP attend toujours les résultats des premiers recensements menés par Jean Marie Ogandaga (extrême droite), Ali Akbar Onanga (extrême gauche) avant la nouvelle opération du ministre Madeleine Berre ( au centre)

Aussi, dans sa ferme volonté d’aider l’état à obtenir l’adhésion des différents partenaires sociaux des organisations de la société civile dans la mise en place des nouvelles réformes engagées, le COSYNAP estime qu’en plus de la « publication des résultats des précédents recensements et les analyses y relatives », le gouvernement devrait aussi « communiquer sur coût réel des dites opérations dans les budgets respectifs de l’état », avant d’entamer avec la nouvelle opération dont le coût n’a pas été divulgué.

Selon certaines indiscrétions des voix s’élèvent déjà pour bouder cette nouvelle opération, alors même que le dialogue convoqué par le Premier Ministre vient de se tenir et va se poursuivre. Une situation qui laisse dire que la Commission Nationale des Données à caractère Personnel (CNDP), aura du pain sur la planche.

Au moment de publier cet article, nous apprenons que plusieurs organisations de la société civile auraient demandé à leur représentant au sein de ladite commission de suspendre toute activité avec la CNDP tant que cette situation n’est pas clarifiée.

Affaire à suivre…

GI/MKKE/NN/FM/19