Rapport mondial sur la corruption : le Gabon sort de la zone de progression vers l’intégrité

b4b761ac-3e9f-11e2-a241-f0a5356d5f83-493x328Libreville, 11 janvier (GabonInitiatives) – A la lecture du Rapport 2012 sur l’indice de perception de la corruption (IPC) dans le monde que publie l’Organisation non gouvernementale allemande Transparency International, le Gabon se classe au 102e  rang sur 180 pays, avec une note de 3,5 et sort ainsi de la zone endémique.

L’indice de perception de la corruption  évalue la perception du niveau de corruption affectant les administrations publiques et la classe politique.

C’est un indicateur composite fondé sur différents sondages et enquêtes réalisés par des organismes indépendants.

Il classe les pays sur une échelle de 0 (niveau de perception de la corruption) à 10 (niveau d’intégrité).

A l’intérieur de cette échelle, les indices de 0 à 3 situent les pays dans la zone endémique, plus de 3 à 6 dans la zone de progression vers l’intégrité et de plus de 6 à 10 dans la zone du haut niveau d’intégrité.

Aussi, la grille 2012 de Transparency International fait-elle apparaitre que le Gabon – qui  se classe au 102e rang sur 180 pays avec un indice de 3,5-  sort de la sort endémique en gagnant 0,5 de plus qu’en 2011 où il avait 3,0.

Le Gabon occupe un rang favorable  par rapport aux Etats de la sous-région devant le Cameroun (144e), la République Centrafricaine (144e), la République du Congo (144e), la République Démocratique du Congo (RDC),  la Guinée Équatoriale (163e), le Tchad (165e), le Burundi (165e) et l’Angola (157e). A noter, toutefois, que Sao-Tomé & Principe (72e)  arrive en tête au niveau  de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC).

Au niveau continental, notre pays se trouve à la 21e position. La palme d’or revient à quatre (4) pays qui ont obtenu un indice supérieur à 5 : le Botswana (6,5), le Cap-Vert (6,0), Maurice (5,7) et le Rwanda (5,3).

Mais, cette position du Gabon ne saurait occulter une réalité incontournable : la corruption est un fait réel chez-nous qu’il incombe de combattre. Ce combat doit être consensuel et mené avec une détermination réelle et partagée par l’ensemble du corps social, en luttant davantage contre l’impunité , en élargissant les bases du combat par l’implication de la société civile, des médias et du secteur privé aux actions de sensibilisation et d’éducation. Nous devons donc redoubler d’effort.

 Source: Presse CNLCEI

GI/WO/JFY/SM/NG/FM/13

 

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Fabrice Mikomba - Expert Gabon et Afrique Centrale
Fabrice Mikomba est journaliste expert Afrique et Afrique centrale depuis 1989. Après avoir travaillé pour RFI et de nombreux médias on et off line il est désormais spécialiste Gabon et Afrique Centrale pour Gabon Initiatives et Info Afrique et ce depuis 2012.