Quatre questions au Co-chef des FPN au sortir de la conférence de Mouila

Le Général Léon MISTOUL, Commandant en Chef des FPN
Le Général Léon MISTOUL, Commandant en Chef des FPN

Libreville, 12 décembre (GabonInitiatives) – Au terme de la 3ème édition des conférences annuelles des Forces de Police Nationale (FPN), organisée il y a quelques jours seulement à Mouila dans le chef lieu de la province de la Ngounié (sud du Gabon), le Commandant en Chef des FPN, le Général de brigade, Léon Mistoul tire les enseignements dans cette entretien qu’il a bien voulu accordé à notre rédaction.

GabonInitiatives (GI) : M. le Co-chef des FPN, qu’est ce qui peut bien justifier la mise en place d’une conférence annuelle au sein des Forces de Police Nationale qui, chaque année, se délocalise?

Général Léon Mistoul (LM) : Je voudrais tout d’abord préciser ici que les conférences annuelles des Forces de police nationale ne sont  pas une initiative du Commandant en chef actuel que je suis, encore moins de certains de  mes prédécesseurs. Elles ont été initiées au temps du général Jean Boniface Asséle. Sauf qu’elles avaient connues quelques ruptures par moment vu leurs obligeances financières. Et c’est d’ailleurs une occasion pour moi de solliciter très respectueusement auprès de notre Ministre de tutelle qui transmettra auprès du Chef de l’Etat, de la mise en place d’une ligne budgétaire afin de  pérenniser ces conférences annuelles. Cependant, elles  ont été initiées  pour essayer de recadrer le personnel de  police, sa matière. Ainsi que  les capacités humaines, matériels, techniques des unités de police. C’est la raison pour laquelle les résolutions des différentes commissions de cette session feront l’objet d’un condensé pour un compte rendu à l’autorité hiérarchique supérieure  qu’est le président de la République, Chef de l’Etat, Chef Suprême des Forces de Défense et de Sécurité.

 

GI : Vous êtes à la troisième édition de la conférence annuelle des FPN, quel bilan à mis parcours faites-vous, sachant que chaque année vous retenez un nouveau thème?

LM : C’est mi-figue, mi-raisin, parce que la conférence pour laquelle la deuxième conférence  a été initiée n’avait pas connu tous les effets escomptés, en ce sens qu’il n’avait pas été  mis en place des comités de suivi. Ce qui faisait un peu balbutier l’application du contenu de la précédente conférence. Avec celle-ci,  les choses vont nettement avancer, les commissions seront mises en place dès la fin de ce trimestre qui approche, nous reviendrons visionner  tout ce que nous avons lu comme recommandations.

GI : Le choix  du thème de cette année semble être très interpellateur, qu’en pensez-vous ?

GI : Il est très interpellateur. En prenant mes fonctions  j’avais dit que je voulais d’un commandement participatif que je ne ferai pas de chasse à la  sorcière,  et qu’il était exclu  à tout contrevenant de payer les amendes forfaitaires aux policiers sur la voie publique. Aujourd’hui certains essaient de s’appliquer mais d’autres font les  réfractaires. Sauf que dans ce genre de situation ils auront toujours le chef que je suis en face. Parce que j’ai eu les instructions fermes de Monsieur le président de la République c’est-à-dire faire du policier un homme respecter. Aujourd’hui ces conférences ont pour objectifs de rappeler aux policiers leurs  missions républicaines.

GI : quelles sont vos perspectives ?

LM : Nous souhaitons l’amélioration sociale du policier, de son comportement, de sa méthode de travail. Nous voulons avoir un policier parfait qui s’arrime au concept d’émergence qu’est la politique prônée par le président de la République. 

Ces propos ont été recueillis par Sylvain MABALA (SM)

GI/SM/FM/12

PARTAGER
Fabrice Mikomba - Expert Gabon et Afrique Centrale
Fabrice Mikomba est journaliste expert Afrique et Afrique centrale depuis 1989. Après avoir travaillé pour RFI et de nombreux médias on et off line il est désormais spécialiste Gabon et Afrique Centrale pour Gabon Initiatives et Info Afrique et ce depuis 2012.