Premier pas de la campagne anti vie chère

Libreville, 7 décembre (GabonInitiatives) – Le gouvernement à travers la Direction Générale de la Concurrence et de la Consommation (DGCC) et le service communication de la présidence de la République gabonaise (COCOM), ont effectué une descente sur le terrain, ce vendredi afin de s’enquérir de l’effectivement de la baisse où pas des prix dans certains espaces commerciaux.

Il s’agissait de s’assurer de la baisse effective des prix du poisson (frais et salé), de la viande (bovine et porcine), de la volaille ( poule, poulet et dinde), du riz, du lait (poudre et concentré), des conserves de légumes (petits pois et tomates concentrées), des fruits et légumes, des pâtes alimentaires (spaghettis et macaronis), et des conserves de poisson (sardines et maquereaux).

Le 15 aout dernier, l’Etat a signé deux arrêtés gouvernementaux mettant en place un plafonnement des prix de 64 produits de consommation courante.

Les coûts supportés par l’Etat gabonais à travers cette suspension sont de l’ordre de 11 milliards de FCFA, une subvention indirecte au consommateur de l’ordre de 2,75 milliards de FRCFA par mois.

La subvention sur le prix de la farine, a été maintenue par le gouvernement pour éviter l’envolée des prix des produits tels que le pain. On parle de cinq milliards quatre cent millions de francs CFA alloués en 2011 et de six milliards trois cent millions de francs CFA attendus cette année, à la SMAG. Soit près de 12 milliards de francs CFA en deux ans.

Un mécanisme de compensation a été mis en œuvre pour assurer aux consommateurs un prix raisonnable des produits tels que le riz blanc ou les produits laitiers. Le coût de cette mesure est évalué à près de 37 milliards et demi de francs CFA par année.

Une réduction de 15% de la contribution spéciale sur le mètre cube d’eau, la réduction de 2,5% de la contribution spéciale sur le kilowatt/heure d’électricité, la réduction du prix du gaz butane à 5450FCFA et la réduction de la redevance compteur sur les factures de consommation.

Tous ces efforts  consentis par l’Etat, auront forcément un impact sur le pouvoir d’achat des gabonais. Le panier de la ménagère s’allégera considérablement car les produits concernés par cette baisse sont des produits couramment consommés au Gabon.

En 2008, l’Etat gabonais avait pris une mesure du même type qui, en l’absence de dispositif de contrôle, avait permis aux commerçants d’accroitre leurs marges, empêchant tout effet sur le panier de la ménagère. Aujourd’hui, le Chef de l’Etat entend bien s’assurer de l’impact positif de la mesure sur le coût de la vie. Ainsi, les signataires s’engagent à se réunir deux fois par mois au sein d’une commission de suivi des mesures prises pour améliorer le pouvoir d’achat des gabonais.

Les coûts supportés par l’Etat gabonais, de l’ordre de 11 milliards de FCFA, constituent une aide aux opérateurs qui ont pour obligation de répercuter ce gain sur les prix.

GI/FM/NN/12

 

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Fabrice Mikomba - Expert Gabon et Afrique Centrale
Fabrice Mikomba est journaliste expert Afrique et Afrique centrale depuis 1989. Après avoir travaillé pour RFI et de nombreux médias on et off line il est désormais spécialiste Gabon et Afrique Centrale pour Gabon Initiatives et Info Afrique et ce depuis 2012.