Le Préfet Eugène Nziengui condamné à 45 jours de prison dont 15 avec sursis

Mouila, 12 juin 2019 (GabonInitiatives) – Statuant une nouvelle fois sur l’affaire du préfet de Mayumba et sa concubine, le Tribunal de Mouila a infligé des sanctions qui pourraient ne pas avoir une grande influence sur la lutte contre le trafic des produits des espèces protégées.Impliqué avec sa compagne dans un cas de trafic d’ivoire, le Préfet Eugène Nziengui vient d’être condamné à une peine de prison très peu dissuasive. Le tribunal de Mouila, qui s’est une nouvelle fois penché sur ce cas après quelques renvois, a condamné le haut fonctionnaire à 45 jours d’emprisonnement dont 15 avec sursis. Pour ce délit grave, celui de la détention et de la commercialisation d’ivoire, produit d’une espèce intégralement protégée (éléphant), ledit préfet a écopé d’un mois de prison ferme seulement. Ayant déjà fait un mois de détention depuis son arrestation, il a été remis en liberté. Il devra payer une amende de 100.000 Fcfa et des dommage-intérêts d’un montant de 3.000.000 Fcfa. Mariette Kogue Moukambi, sa concubine, a quant à elle été condamnée à trois mois de prison dont un avec sursis. Elle est également condamnée à payer la même amende que son compagnon, ainsi que les mêmes dommages.

Par ailleurs, au Tribunal de Tchibanga, poursuivis pour le même délit que celui du préfet, Florian Nziengui Mihindou et Ulrich Mihindou Mihindou, les complices du couple, ont été condamnés à 6 mois de prison fermes et 250.000 Fcfa d’amende chacun. Les fournisseurs ont donc été punis plus sévèrement que les acheteurs et revendeurs, ce qui laisse planer certaines questions.

En tout cas, selon les défenseurs de la nature, cette décision de justiace est très peu dissuasive, vu le statut du préfet qui devrait montrer l’exemple et est bien informé de la législation et des risques encourus.

La prison avec sursis désigne une condamnation pénale que le condamné n’a pas à effectuer, sauf nouvelle condamnation pour une autre infraction dans un délai précis. Lorsqu’il est condamné à de la prison avec sursis, l’auteur de l’infraction ne fait pas l’objet d’une incarcération.

Source : Conservation Justice

GI/CJ/FM/19