Un préfet et sa concubine à la Maison d’arrêt de Mouila pour une affaire de trafic d’ivoire

Libreville, 13 mai 2019 (GabonInitiatives) – Dame Mariette Kogué Moukambi (42 ans) et son concubin Eugene Nziengui (54 ans), préfet du département de la Basse Banio (Mayumba) dans la province de la Nyanga (Sud Gabon), tous deux de nationalité gabonaise, ont été interpellés le lundi 6 mai dernier dans la ville de Mouila, chef lieu de la province de la Ngounié (sud – Gabon).

Le couple détenait deux pointes d’Ivoire. Le transport et la commercialisation des pointes d’Ivoire, étant interdits par la Loi, une équipe composée des agents de la police judiciaire et des Eaux et Forêts, appuyée par l’Ong Conservation Justice, est allée les appréhender une fois que l’information lui est parvenue.

En effet, le dimanche 5 mai 2019 vers 7 heures, madame Mariette Kogué Moukambi quitte Mayumba pour Tchibanga où elle va rencontrer un individu du nom de Mihindou, son fournisseur d’Iivoire. Ce dernier va lui remettre deux (2) pointes d’Ivoire moyennant une somme de 200.000f CFA. Une fois rentrée en possession de ladite marchandise, elle va rejoindre le préfet Eugene Nzîengui qui, à bord de son véhicule de fonction, va démarrer pour Tchibanga récupérer sa concubine Mariette Kogué Moukambi avec les deux pointes d’Ivoire et remonter ensemble sur Mouila, au lieu fixé pour la transaction.

Le lundi 6 en matinée, Eugene Nziengui va accompagner sa concubine madame Mariette Kogué Moukambi leur produit dans un motel de la ville aux fins d’effectuer la transaction avec leur présumé client.

Informée de la transaction, une équipe va aussitôt se déployer audit motel, lieu de la transaction et interpeller en flagrant délit de transport et de commercialisation de deux (2) pointes d’Ivoire, Dame Mariette Kogué Moukambi et son concubin le préfet Eugene Nziengui.

Tous vont être conduits au poste de police. Auditionnés à chaud, ils vont reconnaître les faits et seront gardés à vue dans les locaux de la police judiciaire. Ils seront maintenus en détention par le parquet de Mouila et sont donc actuellement à la maison d’arrêt de Mouila.

Source : Conservation Justice

GI/CJ/FM/19