Plus d’attention au travail de la femme dans les mines

Libreville, 18 décembre 2017 (GabonInitiatives) – La capitale gabonaise vient d’abriter un atelier sur la promotion de la femme  dans la gouvernance des industries extractives en zone CEMAC sous la conduite du REMAP avec l’appui de la GIZ où la principale recommandation a été l’amélioration des conditions de travail des femmes travaillant dans les mines.

Le faible impact de la femme dans la sphère décisionnelle en zone CEMAC, est l’une des raisons qui ont présidé à l’organisation de cet atelier de réflexion sur le devenir de la femme en Afrique Centrale particulièrement dans le développement des industries extractives.

« La CEMAC doit renforcer son approche du genre communautaire dans la perspective de la bonne gouvernance », a indiqué Kabongo Mbuyi, Conseillère Technique du REMAP.

Il était donc question pour les participants à cet atelier d’étudier les voies et moyens pour harmoniser les politiques sectorielles dans l’industrie des mines avec une reconsidération de la contribution des femmes. Cette contribution de la femme dans l’industrie minière est dans certains pays de la sous-région très insignifiante, en dépit de la rudesse des conditions de travail dans ce secteur qui n’incite pas à une approche du genre.

La gente masculine est parfois rattrapée par certaines réalités dans cette profession. Le cas de l’insécurité qui prévaut et de l’amateurisme des artisans miniers. On peut comprendre, pourquoi la CEMAC avec l’appui technique de la coopération allemande a lancé une Académie des Industries extractives dans le but de renforcer les capacités des différents acteurs y compris des femmes. Car, comme l’a indiqué Gervais Ngovon, représentant de la commission de la CEMAC « il n’est pas possible de parvenir aujourd’hui à une intégration régionale et sectorielle, si on continu de maintenir des disparités profondes entre les hommes et les femmes ».

Au Gabon, ce message semble avoir eu de l’anticipation auprès du Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, lequel vient de décréter une décennie de la femme avec un ministère entièrement dédié. L’occasion pour le Ministre de la famille, de la protection sociale et de la solidarité nationale, Jonahtan Ndoutoum Ngome de déclarer lors de la cérémonie d’ouverture : « Cet atelier permettra d’améliorer qualitativement les principes de bonnes gouvernance et d’intégration de la femme dans le processus de développement de nos pays ».

Aussi, au bout de deux jours d’échange fructueux d’expérience, c’est à juste titre que les participants se sont quittés sur les recommandations suivantes: « les aspects légaux réglementaires et l’amélioration des conditions  de travail de la femme et des enfants  dans le cadre de la sécurité de la protection de la santé recommandent l’harmonisation et l’amélioration des instruments juridique dans le secteur minier des états de la sous-région en y intégrant la dimension genre », l’ « amélioration des politiques publiques sanitaires en prenant en compte le travail des femmes dans les sites miniers », le « renforcement des programmes d’information et de sensibilisation pour prévenir et minimiser les risque sur les sites miniers », la « mise en place d’un mécanisme de veille pour la sécurité et la protection dans les sites miniers particulièrement les femmes et les enfants », la « construction des infrastructures sociales de base, les écoles, les centres de santé, les routes, les centres de formation aux métiers », la « construction des entrepôts pour le stockage et la commercialisation des minerais, le renforcement des capacités sur la gestion des produits chimiques nuisibles et des déchets, le reboisement et la réhabilitation des zones dévasté », l’ « intégration du genre dans les politiques du secteur minier par les parties prenantes », la « formation des femmes aux bonnes pratiques de l’exploitation artisanale pour  éviter les risques », la « création des cadres de concertation et aux comités de coordination pour réguler les interventions de chaque partie prenante », la « mise en place d’un comité technique chargé de cartographié les interventions pour éviter les chevauchements » et enfin la « sensibilisation des femmes et des hommes à la déconstruction des stéréotypes socio culturelle  en vue de promouvoir l’accès et le contrôle des uns et des autres dans les sites miniers ».

GI/MM/NN/FM/17