Plaidoyer pour la ratification de la Convention de Kinshasa sur les armes légères

Brazzaville, 6 décembre (GabonInitiatives) – Le point sur l’état de la ratification de la « Convention de l’Afrique centrale pour le contrôle des armes légères et de petit calibre, de leurs munitions, et de toutes les pièces et composantes pouvant servir à leur fabrication, réparation et assemblage » était l’un des points importants des travaux de la 35e réunion des experts du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC) qui se sont achevés mercredi 5 décembre à Brazzaville.  

Si tous les onze pays membres de l’UNSAC ont signé cette Convention quelques mois après son adoption le 30 avril 2010 à Kinshasa, seuls trois d’entre eux (Gabon, République Centrafricaine et Tchad) l’ont déjà ratifiée- il faut au moins six ratifications pour garantir son entrée en vigueur. Le Congo a informé le Comité des démarches entreprises pour le faire. Les différents intervenants à la réunion des experts ont plaidé afin que le processus en cours dans la plupart de pays soient accéléré, de telle sorte qu’il soit bouclé au cours de l’année 2013. M. Bruno Mpondo Epo, Directeur adjoint de la Division Afrique II, qui y représente le Secrétaire général adjoint de l’ONU chargé du Département des Affaires politiques, a indiqué que les Nations Unies sont très attentives à l’évolution de ce dossier. Il a notamment précisé que le Bureau des affaires juridiques de l’ONU a été sollicité pour la mise à disposition des Etats membres, des informations techniques requises pour le dépôt des instruments de ratification auprès des Nations Unies.

De même, le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), M. Abou Moussa, a régulièrement sensibilisé les autorités compétentes de la sous-région sur l’importance de cet instrument. Il permettra en effet non seulement de prévenir le commerce et les trafics illicites des armes, mais aussi de les combattre collectivement et de manière concertée et, le cas échéant, de les détruire.

Les experts de l’UNSAC estiment qu’en plus de l’Anglais, du Français et de l’Espagnol, la « Convention de Kinshasa » devrait être disponible en Portugais, la langue officielle de l’Angola et de Sao Tomé et Principe. La Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) a été invitée à prendre des dispositions pour en assurer la traduction. Dans cette perspective, les participants ont exprimé le vœu que les Etats membres de l’UNSAC contribuent au financement du Service de lutte contre la criminalité de la CEEAC, dont l’une des missions est d’assurer la mise en œuvre de la Convention.

Pour le reste, le Comité des experts a examiné la question de désarmement en Afrique centrale ces vingt dernières années. Le Centre régional des Nations Unies pour la paix et le désarmement en Afrique (UNREC) a renouvelé sa détermination à continuer à soutenir les Etats membres de l’UNSAC dans la mise en œuvre de leurs programmes dans ce domaine. Il a notamment proposé son assistance technique et légale pour, entre autres, adopter et mettre en œuvre des lois sur les armes légères et de petit calibre dans des délais appropriés.

Les débats prévus dans le cadre de la célébration du 20e anniversaire de l’UNSAC (7 décembre) donneront l’occasion à plusieurs acteurs, partenaires et observateurs du Comité de revenir en profondeur sur ce sujet et, de manière large, sur les défis auxquels est confrontée la sous-région en matière de paix et de sécurité. Cet événement fait partie du programme général de la 35e réunion ministérielle de l’UNSAC qui s’ouvre jeudi 6 décembre à Brazzaville.

Source: UNOCA

GI/SM/NN/JFY/FM/12

 

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Fabrice Mikomba - Expert Gabon et Afrique Centrale
Fabrice Mikomba est journaliste expert Afrique et Afrique centrale depuis 1989. Après avoir travaillé pour RFI et de nombreux médias on et off line il est désormais spécialiste Gabon et Afrique Centrale pour Gabon Initiatives et Info Afrique et ce depuis 2012.