PIAEPAL : un vaste projet de réhabilitation et d’alimentation en eau potable et en électricité

Le Grand Libreville pourrait ne plus connaître des coupures d’eau ni d’électricité. Via le Programme intégré pour l’alimentation en eau potable et l’assainissement de Libreville (PIAEPAL), les services d’eau potable et d’assainissement devraient être renforcés. Les travaux de réhabilitation débuteront en février et le 6 janvier, le ministre de l’Energie et des ressources hydrauliques a présenté le projet aux maires des communes du Grand Libreville.

Doud De Mouss

Pour garantir, à l’horizon 2025, un accès durable à l’eau potable et à l’assainissement dans un cadre de vie sain et amélioré, sur l’ensemble du territoire gabonais, en commençant par le Grand Libreville, le Programme intégré pour l’alimentation en eau potable et l’assainissement de Libreville (PIAEPAL) a été élaboré. Le 6 janvier dernier, il a été présenté par le ministre de l’Energie et des ressources hydrauliques, qu’accompagnait ses collègues du gouvernement, aux maires de Libreville, d’Akanda, d’Owendo et de Ntoum, centres concernés par la première phase di projet.

«Il s’agira pour l’essentiel de poser de nouvelles conduites, de renouveler les conduites, de réparer d’autres conduites pour à peu près 288 km de conduites à poser», a expliqué le ministre de l’Energie et des ressources hydrauliques, Alain-Claude Bilie-By-Nze. «Il s’agira en termes de communes impactées, des communes de Libreville, les 6 arrondissements ; la commune d’Akanda, les 2 arrondissements ; la commune d’Owendo, 1er et 2e arrondissement ; la commune de Ntoum : Ntoum centre, Bikélé, Nkoltang. Le nombre total de personnes impactées par le projet, c’est à peu près 350 000 personnes qui vont pouvoir avoir accès à l’eau potable dans le Grand Libreville», a-t-il détaillé.

Si le démarrage des travaux est prévu pour février avec à la clé, leur exécution étalée sur une période de 4 ans, le ministre a expliqué la démarche du gouvernement auprès des édiles du Grand Libreville. «On nous recommande de plus en plus de mettre en œuvre des mécanismes de proximité avec des personnes directement concernées par les projets. Qui mieux que les présidents de conseils municipaux et leurs principaux collaborateurs pour nous aider à suivre ce projet ?», a dit Alain-Claude Bilie-By-Nze. Mis en œuvre par le gouvernement gabonais avec l’appui financier de la Banque africaine de développement (BAD), le PIAPEL c’est une enveloppe de 77 millions de dollars, soit 41, 591 milliards de francs CFA.