« Novembre bleu » : le cancer de la prostate expliqué aux employés de SGEPP

Le personnel masculin âgé de 45 et plus, de la Société gabonaise d’entreposage des produits pétroliers (SGEPP) a été édifié ce 25 novembre, sur le cancer de la prostate. Constituant environ 35% de l’effectif de cette entreprise, il était question de parler à la gent masculine des mesures à prendre face à cette problématique en cette période de « Novembre bleu », initié par le ministère de la Santé.

Doud De Mouss

Dans le cadre de la campagne intitulée « Novembre bleu », dédiée à la lutte contre les cancers masculins, la Société gabonaise d’entreposage des produits pétroliers (SGEPP) a initié une sensibilisation sur le cancer de la prostate à l’endroit de son personnel masculin âgé de 45 ans et plus, les pathologies de la prostate touchant cette tranche d’âge. Selon Christiane Corouge, responsable communication et relation extérieure SGEPP, dans cette société l’effectif est majoritairement masculin de fait, la santé des hommes est au cœur des préoccupations de cette entreprise. «L’effectif des 45 ans est environ de 35%. Donc ce n’est négligeable», a-t-elle déclaré appréciant l’initiative du ministère de la Santé.

Si les hommes ont été réceptifs et satisfaits d’avoir obtenu des réponses à leurs interrogations, le Dr Safiou Abdou Razack a indiqué que la prostate est une glande masculine qui participe à la conception du sperme. Sujette à des infections apparaissant avec l’âge, elle devient «le siège d’une multiplication anarchique des cellules qui peuvent se multiplier et entraîner la gêne dans la circulation des urines». D’où le cancer. Par sa proximité, avec d’autres organes comme le rectum et la vessie, le cancer de prostate peut toucher lesdits organes. «Ce cancer aussi, peut envoyer des métastases dans d’autres organes comme le foie, les os etc. Donc le cancer va tuer parce que le fait qu’il aille se localiser ailleurs va entraîner des dysfonctionnements des autres organes», a expliqué le Dr.

Selon lui, les affections de la prostate sont inévitables chez l’homme. «Ça fait partie de l’histoire du développement du vieillissement. Mais ça n’entraîne pas toujours une maladie», a-t-il dit tout en indiquant qu’un cancer de la prostate peut subvenir à un âge tellement avancé qu’un homme atteint du cancer de la prostate, mourra d’autre chose que de la prostate. Signifiant que les hommes de 45 ans n’ont en principe pas à s’inquiéter des affections de la prostate, le Dr Safiou Abdou Razack a signalé que c’est l’un des cancers les plus fréquents chez l’homme. D’où la nécessité de se faire dépister. A juste titre, a-t-il affirmé, le dépistage se fait par toucher rectal et par voie sanguine. Notamment, le dosage de la Prostatique sérologique antigénique (PSA) dans le sang.