Nomination au Sénat : Les handicapés appellent Ali Bongo à choisir un des leurs

Au Gabon où la Constitution autorise désormais le président de la république à nommer 15 sénateurs, les personnes vivant avec un handicap ont invité le 14 février, le chef de l’Etat à nommer un des leurs pour mieux défendre leurs préoccupations.

Doud De Mouss

Le Sénat gabonais devrait dès la prochaine rentrée parlementaire, compter 67 sénateurs dont 15 nommés par le président de la République, tel que le prévoit la nouvelle Constitution du pays. Après l’élection des 52 sénateurs élus, et à l’approche de la rentrée parlementaire, synonyme d’approche de mise en œuvre de l’application de la disposition constitutionnelle autorisant le chef de l’Etat à nommer 15 sénateurs, le Syndicat national autonome des professionnels handicapés et assimilés du Gabon (Synaphag), qui dit émettre un certain nombre d’inquiétudes inhérentes à ce qui pourrait paraître aux yeux des handicapés comme une forme d’exclusion dont ils courent le risque d’être victimes, a appelé Ali Bongo à nommer un handicapé à la chambre haute du Parlement.

«Conscient de ce que vous avez récemment fait preuve de votre bonne volonté d’accéder à l’une de nos doléances en intégrant dans un gouvernement l’un des nôtres, nous pensons que lors de la composition imminente de la 5e législature du Sénat, votre attention soit à nouveau sollicité pour que notre frange de la population y soit représentée», a déclaré le14 février, Wilfried Mouele, porte-parole du SYNAPHAG. «Notre sollicitude tient compte de notre souhait de faire partie des parlementaires capables de défendre véritablement nos multiples préoccupations allant dans le sens d’améliorer nos conditions de vie et d’existence d’une part, et d’autre part, en s’appuyant sur votre programme de l’égalité des chances qui prône la participation des personnes vivant avec un handicap à la vie politique et publique», a-t-il ajouté.

Cette frange de la population peut aspirer à de telles fonctions d’autant plus que l’ordonnance qui qui situe l’opinion sur le nombre de sénateurs nommés par le président de la République, reste cependant muette sur la répartition de ces sénateurs. Rien ne dit si le chef de l’Etat puisera dans les partis politiques ou encore, la société civile.