Nicaise Moulombi relativise la décision de Trump

Nicaise Moulombi président de Croissance Saine Environnement

Réagissant sur la décision du président américain, Donal Trump sur l’ « Accord de Paris » liée au changement climatique, Niacise Moulombi, président de l’Ong Croissance Saine Environnement relativise et estime que « ce repli devrait permettre aux USA de rattraper le retard » pris sur les autres pays.

Selon Nicaise Moulombi, la sortie des USA devra être nuancée : « pour ma part, je considère que c’est la sortie de Donal Trump, président de la République ayant à son sein plusieurs Etats dont certains ont pris l’engagement de mettre en œuvre l’accord de Paris. Ce qui le met en opposition et d’avantage met en doute sa gouvernance nationale ».

« Il faut reconnaitre que la position de Donald Trump qui est d’abord un homme d’affaire est tout simplement stratégique et même géostratégique car les USA ont pris du retard sur l’Allemagne et la Chine en matière d’économie et même la transition de la maitrise de la technologie verte en perdant le leadership devant l’Allemagne, la Chine et même certains pays émergents, ce repli devrait permettre aux USA de rattraper ce retard tel que Trump l’a fait remarquer à l’Allemagne », a -t-il poursuivi.

Pour lui, le monde n’a pas besoin de s’alarmer : « Pour preuve, le secrétaire d’Etat américain a dit qu’ils vont respecter leur taux d’émission des GES avec un pic d’émission avoisinant les 14% dans la part mondiale ».

« Le monde devra comprendre que les enjeux sont planétaires, autant Trump peut continuer à surfer sur l’AUBAMA GATT de l’assurance maladie et non sur le climat. Pour preuve, ses amis ont annoncé délocaliser les firmes d’industries automobiles pour sauver leurs engagements dans la transition du verdissement économique dont certains Etats américains se sont engagés à la mise en œuvre de l’accord de Paris. Pour moi, le risque est de voir leurs marques rejetées », a-t-il relativisé.

Ce qui l’amène à lancer un message au Gabon qui assure la double Présidence continentale «  de la conférence des chefs d’Etats et des gouvernements africains pour les changements climatiques (CAHOSCC) » et celle des « Ministres africains pour l’environnement (CMAE) ».

De même que Nicaise Moulombi invite l’ensemble des dirigeants africains à s’investir d’avantage dans la recherche scientifique et de revisiter leurs engagements pour s’assurer que les INDC (contribution à l’échelle nationale) des Etats tiennent compte des enjeux de développement économique durable.

Pour autant, le Président de Croissance Saine Environnement précise que Trump étant élu démocratiquement, il peut se le permettre, certes mais que, le peuple reste souverain.

GI/CSE/FM/YKM/17