Muyissi environnement va en guerre contre les forestiers illégaux

Ndendé, 2 décembre 2017 (GabonInitiatives) – L’irrégularité dans l’exploitation forestière aiguise la colère des défenseurs de l’environnement et des populations impactées par l’activité du secteur bois. La situation serait entretenue par l’administration des Eaux et forêt dans la Ngounié et la Nyanga.

L’alerte a été donnée aux défenseurs de l’économie verte par les populations des villages à proximité de certains chantiers d’exploitation forestière. Récemment en mission dans les provinces de la Nyanga et de la Ngounié, les membres de l’Organisation non gouvernementale Muyissi Environnement ont pu constituer des preuves accablantes contre plusieurs exploitants forestiers.

Depuis janvier dernier, cette ONG locale est soutenue par l’ONG internationale, Conservation Justice dans le cadre du projet d’Appui à la lutte contre l’exploitation forestière illégale ‘’ALEFI’’. Et, ce qui explique la constance des missions d’information et de sensibilisation des populations locales dans la partie sud du pays. Les volontaires de Muyissi Environnement ont édifié durant une dizaine de jours les habitants des localités de la Douigny ‘’Moabi’’, de la Doutsila ‘’Mabanda’’, de la Dola ‘’Ndendé’’ et la Louétsi-Wano, Lébamba sur la loi forestière pour le mois de novembre.

Les échanges ont tourné principalement sur les articles 128, 129, 135, 149 et 251 du Code forestier en vigueur en République gabonaise. Il était question, entre autre, d’expliquer à l’assistance les enjeux socio-économiques de l’exploitation illégale du bois. Les défenseurs de l’environnement vont davantage en guerre contre les exploitants illégaux de la forêt.

A travers une stratégie de communication de proximité, les membres des ONG vertes à l’exemple de ceux de Muyissi Environnement dont le siège social se trouve à Mouila, ont su se constituer un important réseau d’informateurs qui donnent l’alerte à la moindre preuve. Leur dernière descente sur le terrain a permis de découvrir ‘’l’énorme trafic du bois’’ dans les villages Pandza et Kabu-Nzambi situés au département de la Doutsila dont Mabanda est le chef-lieu.

‘’Quand je vois ça, j’ai mal parce que les bois abattus n’ont servi à rien. Et, ils abandonnent, ça nous fait très mal parce qu’on n’a rien gagné’’ s’insurge Andrien, un notable de Kabu-Nzamba.

En allant sur l’un des sites du forestier Monts Pelé Bois aux environs de Mabanda, plusieurs essences de bois divers à l’abandon cela en violation des articles 128, 129 et 135 du Code forestier. Pour le président de Muyissi Environnement, Ladislas Désiré Ndembet, l’administration des Eaux et forêts devrait intensifier la patrouille de terrain. Pourtant le constat est réel puisque l’ONG s’est rendue sur place, les autorités nient toute évidence du phénomène d’abandon du bois.

GI/DKT/FM/17