Lutte contre les changements climatiques : le ROSCEVAC et le PACJA dressent le bilan d’étape des CDN au Gabon

Libreville, 29 aout 2019 (GabonInitiatives) – Le siège des Nations – Unies au Gabon vient d’abrité une table ronde pour la consultation des parties prenantes du processus de la planification et de la mise en œuvre de la contribution déterminée au niveau national du Gabon, bilan d’étape CDC/NDC 2011-2018 prospective 2019-2025. C’était en présence du 2ème Vice-président du Conseil Economique Social et Environnemental (CESE), et du représentant de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), et des Nations – Unies.

Réunis à Libreville, les acteurs de la lutte contre les changements climatiques, en particulier, le Réseau des Organisations de la Société Civile pour l’Economie Verte en Afrique Centrale (ROSCEVAC) et l’Alliance Panafricaine pour la Justice Climatique (PACJA), ont planché sur le thème : « la contribution déterminée au niveau national du Gabon bilan d’étape CDC/NDC du Gabon bilan d’étape 2011-2018 prospective 2019-2025 ». Ceci en rapport avec la COP21 et les accords de Paris sur les changements climatiques et le développement.

Le Gabon et son gouvernement ont fait de la lutte contre les changements climatiques et ses effets une priorité. « L’ambition du pnud est d’œuvrer aux côtés des autres partenaires techniques et financiers pour soutenir et accompagner ce processus de planification dans la mise en œuvre de l’agenda climatique au niveau national, le Gabon a mise en place un conseil national climat, cette institution a déjà élaborer un plan climat donc l’objectif est de garantir la bonne coordination ainsi que l’efficacité de réponse que le pays entend apporter aux défis climatiques actuels en termes de contribution du pays à l’effort mondial l’on note la réduction a 50% de ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2025. Cette contribution est remarquable et aussi porteuse de responsabilité qui passe par l’offre d’un appui technique et financier pour accompagner le programme national de développement économique dénommée plan stratégique Gabon émergent donc la finalité est la croissance partager pour tous et la réduction de la pauvreté. Nous devons donc ensemble collaborer afin de faire un pré diagnostique organisationnel pertinent du conseil national sur le changement climatique et celle des cadres conceptuels et opérationnel de la contribution déterminer au niveau national du pays et ceux à la lumière des autres expériences en Afrique », a reconnu Francis James, représentant résident des Nations – Unies au Gabon à l’ouverture de la table ronde.

Les organisations de la société civile jouent un rôle primordial dans les atteintes des objectifs du développement durable, ce qui justifie le plaidoyer adressé au système des Nations – Unies par le ROSCEVAC et le PACJA qui sollicitent une meilleure inclusion de la société civile dans les discutions qui se tiendront le 23 septembre prochain au siège de l’ONU à New York.

« Il y a eu une concertation au niveau mondiale ça été l’accord de paris et aujourd’hui sa mise en œuvre traine par ce que au niveau de l’Afrique les 54 pays du continent attendent la mise en œuvre sur le plan financier pour l’opérationnalisation de cela et entre la mise en place du fond vert climat et tous les processus qui sont mise en œuvre on se rend compte que les conditionnalités font que la question de formation, la question de capacité humaine et donc beaucoup de pays ont du mal à mettre en œuvre ce plan. C’est pourquoi, nous lançons un message pour que le representant du système des nations unies ici au Gabon soit notre interlocuteur auprès du secrétaire général des nations unies pour que d’avantage la communauté internationale se mobilise pour appuyer les initiatives africaines qui peuvent contribuer à réduire la difficulté des gaz à effet de serre. C’est ainsi que au moment où nous tenons cet atelier à Libreville, l’union africaine tiens également à son siège à Addis-Abeba en Ethiopie en ce moment la 8e conférence sur le développement et le climat en Afrique. Cette conférence fait le croisement des ODD de l’agenda 2030 et de l’agenda 2050 », a lancé Nicaise Moulombi en sa double qualité de président du ROSCEVAC et 2e Vice-président du CESE.

Parce que la question des changements climatiques et l’atteinte des ODD préoccupent également la sous-région et ses institutions en l’occurrence la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale, la présence à ses travaux du représentant de la CEEAC n’est donc pas fortuite : « Tous les états membres de la CEEAC ont présenté des CDN qui sont en fait des sources des émissions de gaz à effets de serre de nos états membres donc il revient à la CEEAC d’accompagner les états dans l’opérationnalisation pour qu’on sorte de la conception et qu’on fasse le lien avec l’économie car on a les ODD qui ont remplacé les OMD c’est ce qui explique la signature le 23 aout 2019 à Libreville le protocole d’accord entre la CEEAC et le ROSCEVAC pour formaliser et pousser le ROSCEVAC à mieux réussir sa mission qui est de faire le plaidoyer de la mise en œuvre des ODD », a laissé entendre Honoré Tabuna.

Les résultats issus de cet atelier devront à coup sûr booster et accélérer le processus de la planification et de la mise en œuvre de la contribution déterminée au niveau national du Gabon bilan d’étape CDC/NDC 2011-2018 prospective 2019-2025.

Par Saint Clair Auguste Kengué

GI/SCAK/FM/19