Liquidation de VPG : La vérité enfin révélée

Ndendé, 27 novembre 2017 (GabonInitiatives) – La société Vicente Pinheiro Gabon (VPG), installée depuis près de 20 ans à Ndendé dans le chef lieu du département de la Dola au sud-Gabon dans la province de la Ngounié en cessation d’activités depuis quatre mois serait en phase de liquidation après avoir sauvagement exploité les forêts de la localité et commercialisée dans l’illégalité absolue le bois, a-t-on appris auprès du personnel réclamant plusieurs mois d’arriérés de salaires.

Depuis l’annonce de vendre VPG, les ouvriers constitués de 90% d’expatriés congolais et de 10% seulement des gabonais, tous non déclarés à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) cumulant plusieurs mois d’arriérés de salaires ne savent plus où donner de la tête en raison de la moralité douteuse du principal responsable de la société, Walter Squera qui use de toutes les combines possibles pour parvenir à ses fins.

Ces derniers qui ne savent plus à quel saint se vouer ont saisi l’administration locale des eaux et forêts ainsi que le préfet du département de la Dola, 1ère autorité de la localité.

« C’est un macro, M. Walter ne paye pas bien les gens. D’importantes quantités d’essences forestières sont coupées et vendues clandestinement sur le marché par Walter », a informé Benjamin, ouvrier à VPG interpellant les autorités compétentes à s’intéresser à cette situation.

Débarqué à Ndendé dans le département de la Dola au sud – Gabon il y a près de 20 ans en provenance du Congo voisin,  Walter Squera, de nationalité portugaise, y est arrivé pour faire dans l’activité du transport des grumes en faisant louer ses engins aux sociétés forestières.

L’appétit venant en mangeant, ce dernier, transporteur au départ, a élargi ses activités dans l’exploitation et la commercialisation du bois. Bénéficiant au départ de la couverture d’une autre entreprise d’exploitation forestière légalement constitué, le propriétaire de VPG n’a jamais songé se mettre à jour après l’expiration de son contrat avec son partenaire.

A ce qui semble, le patron de VPG, entreprise en phase d’être vendue si ce n’est déjà fait, a durant tout ce temps, développé une véritable mafia. Se servant de l’ignorance des populations villageoises d’Ichinga notamment, via les coupes familiales pour s’enrichir sur leur dos. Malgré plusieurs interpellations du responsable des eaux et forêts au niveau de la Dola offusqué par le vaste système de corruption et de « blanchiment » du bois entretenu par Walter Squera.

Cet exploitant pilleurs, irrespectueux des autorités locales, ne respecterait aucune règle en la matière. Il n’a ni plan d’exploitation encore moins un titre d’exploitation. Phénomène inéluctablement source de dégâts sociaux, économiques et environnementaux pour les institutions locales de la Dola.

L’exploitation forestière illégale est responsable des dommages écologiques importants dans les pays en voie de développement et appauvrit les communautés rurales qui dépendent des forêts pour leur survie. Ils coûtent également aux gouvernements de ces pays approximativement 10 à 15 milliards d’euros par an en pertes de revenus.

L’accord de partenariat volontaire entre le Gabon et l’Union Européenne, dont l’objectif est de lutter contre l’abattage illégal du bois, doit permettre sans aucun doute, autant que possible, de combattre le commerce illégal du bois. La protection des forêts menacées et le partage des profits issus de la gestion légale et durable des forêts au Gabon fondent l’existence même de cet accord. Mais celui-ci apparaît, à bien des égards, comme un véritable instrument combinant commerce et aide au développement. C’est sans doute à travers ce dernier aspect que l’UE entend appuyer le Gabon dans son combat contre la déforestation.

Affaire à suivre…

GI/NN/FM/17