Législatives au Gabon : des opposants gabonais de France boudent un scrutin sans alternance en vue

Paris, 3 octobre 2018 (GabonInitiatives) – Les braises de la présidentielle de 2016 au Gabon fument encore au bord de la Seine. Les gabonais de France, très hostiles au pouvoir de Libreville, ont effectué une marche samedi dernier au Trocadero, à Paris en France contre les élections législatives sans alternance en vue.

A quelques jours du scrutin, les manifestants dénoncent des fraudes, scandant des slogans qui dénoncent le « vol des voix », « le bourrage des urnes au profit du PDG », et haussant une large banderole sur lequel on pouvait lire : « Ali Bongo n’est pas un démocrate ».

« Si le PDG a triché à la présidentielle de 2016, c’est évident qu’il va aussi tricher aux législatives du 6 octobre prochain », nous a confié un activiste, Geoffroy Leyediangoye-Letedi.

«Nous voulons construire un Gabon loin de la fraude électorale. La souveraineté d’un Etat c’est aussi le respect des règles démocratiques. Ali Bongo n’acceptera jamais une cohabitation inédite à l’issue des élections législatives et locales. Et nous disons donc non à cette parodie d’élections », a lancé l’un des leaders du Mouvement la Voix de Mapanes à Paris, Papin Sika avec un haut-parleur pour que sa voix arrive plus loin au-delà du Trocadero.

Selon Papin Sika, les élections du 6 octobre prochain ne vont pas attirer les jeunes gabonais démotivés par une scène politique figée.

Reste à savoir si les « vuvuzelas » du Trocadero auront suffisamment d’impact pour faire basculer ou boycotter les élections.

La première manche des premières élections législatives depuis la victoire électorale du président gabonais, Ali Bongo Ondimba en 2016 auront lieu le 6 octobre prochain sur toute l’étendue du territoire national.

Ce vote devait aboutir à la désignation des 143 députés qui auront la charge notamment de représenter le peuple gabonais à l’Assemblée nationale mais aussi de veiller à la bonne gouvernance du pays phagocyté par la crise financière et économique depuis la chute du prix du baril du pétrole.

GI/JJ/FM/18