Le Dialogue politique dévoile ses commissions

La première plénière de la phase politique du Dialogue initié par le président de la République, Ali Bongo Ondimba, a révélé ce jour les différentes personnes devant composer les quatre commissions paritaires et l’identité des présidents et des rapporteurs.

Au total, 176 représentants de l’opposition et de la majorité ont été répartis dans quatre commissions : ‘réforme des institutions et la consolidation de l’Etat de droit’ , ‘réformes électorales’, ‘modernisation de la vie publique’ et ‘consolidation de la paix et la cohésion nationale’. 
Plusieurs dysfonctionnements ont été observés lors de l’ouverture officielle des travaux. Démarrage

tardif de la séance de travail, mauvaise synchronisation dans les actions, peu d’ouverture de la commission communication sont autant de faits qui laissent croire à une forme « d’improvisation » et au « flou » qui ont régné au démarrage de cette phase.

Dans cette impréparation s’ajoute  des dissensions au sein de l’opposition marquée par une ambiance délétère entre les principaux ténors prenant part à ce dialogue.

S’appuyant sur une déclaration de Bruno Ben Moubamba, président de l’ACR a estimé qu’il n’a pas « de leçons à recevoir de René Ndemezo’o Obiang et Pierre Claver Maganga Moussavou ». Une situation due au fait que le Parti social démocrate ainsi que Démocratie nouvelle ont tendance à avoir la mainmise sur leurs pairs de l’opposition tandis que, de son côté, Théophile Makita Niembo pense que « le radicalisme de Jean Ping n’est la solution aux problèmes du pays ».

Membre de la commission n°4 du dialogue politique, cet ancien soutien de Jean Ping qui parle également des vertus de cette concertation nationale estime qu’il ne faut pas stagner et accepter le changement en allant au dialogue.

De son côté, Jean Pierre Rougou (3e vice-président de l’Union nationale, opposition), a positivé qu’il est participant au dialogue politique en cours, avec l’espoir que la Constitution pourra être modifiée, ainsi que la loi électorale et les différentes institutions qui interviennent dans la chaine de décision des élections.

Pendant près d’un mois, les commissions constituées à parité de membres de l’opposition et de la majorité vont plancher sur les questions spécifiques liées aux thématiques retenues pour le Dialogue. Ces mêmes enjeux avaient été abordés par les participants à la phase citoyenne.

Le Bureau du Dialogue politique s’est réuni mardi matin pour affiner la préparation de cette assemblée. Une rencontre qui a permis à l’organisation du Dialogue d’apporter les derniers ajustements à la composition des commissions.

GI/NN/YKM/17