L’avenir du café robusta d’Afrique et de Madagascar discuté à Libreville

Libreville abrite, à partir du 30 janvier 2013, la deuxième assemblée générale de l’Agence des cafés robustas d’Afrique et de Madagascar (Acram). Durant deux jours les autorités de chaque pays africain producteur de Robusta mais aussi les interprofessions, les opérateurs privés et publics dresseront le bilan des activités de la structure sur la période 2008-2012 et débattront des perspectives du marché international actuel.coffee-arabica-versus-robusta-beans_emag_article_large

La capitale gabonaise qui abrite le siège de l’Agence des cafés robustas d’Afrique et de Madagascar (Acram) depuis 2008, servira durant deux jours à dresser un bilan des activités de la structure et à réfléchir sur les stratégies à mettre en œuvre pour rendre plus efficaces les filières nationales de café Robusta afin de lui garantir une place de choix sur le marché international.

Les représentants des pays membres de l’Acram, les producteurs de Robusta mais aussi les interprofessions, les opérateurs privés et publics entendent se pencher, au cours de ses assises, sur le problème de l’image des Robusta d’Afrique, un travail de longue haleine et extrêmement coûteux qui exige que des synergies soient mises en place et que les moyens modestes des pays concernés soient mutualisés.

Selon l’Acram, les Robustas d’Afrique subissent de sévères critiques sur le marché. L’inconstance de la qualité, l’inconstance et l’irrégularité des livraisons, l’absence d’application et de soins sur la présentation physique du produit, etc., sont autant de griefs auxquels il faut remédier pour survivre.

La faiblesse des instituts de recherche africains et malgaches ainsi que l’absence d’échanges entre eux sont autant de facteurs qui ne favorisent nullement le développement de la filière Robusta. Le moment est donc propice pour que les pays africains producteurs de Robusta conjuguent leurs efforts dans le cadre d’une organisation dont la vocation est de promouvoir ce produit qui, ayant été à la base des économies de certains pays dans les années 60/70 et disposant aujourd’hui de nombreux atouts sur le marché international, redevient rémunérateur, pour ses producteurs, et pourvoyeurs de devises pour les pays.

Créée à Youndé (Cameroun) en 2007, l’Acram, est une agence privée qui a remplacé l’Organisation africaine et Malgache du Café (OAMCAF), qui a vu le jour le 7 mars 1960 à l’issue d’un sommet des chefs d’État africains de la zone franc. L’Acram a pour objectifs, entre autres, de promouvoir à travers le monde la production et l’image des cafés Robusta d’Afrique ; favoriser la mise en place d’une plate-forme d’échanges sur la recherche ; Susciter l’intérêt des jeunes dans la culture du café ; Promouvoir des incitations pour les investissements dans le café Robusta ; Améliorer les revenus des producteurs et leurs conditions de vie ; Relier les capitales Africaines entre elles ; Disposer d’un réseau fort de télécommunication.

Source : Gabonreview

GI/13

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Fabrice Mikomba - Expert Gabon et Afrique Centrale
Fabrice Mikomba est journaliste expert Afrique et Afrique centrale depuis 1989. Après avoir travaillé pour RFI et de nombreux médias on et off line il est désormais spécialiste Gabon et Afrique Centrale pour Gabon Initiatives et Info Afrique et ce depuis 2012.