La 3e voie appelle à dépolitiser le secteur éducation

Peignant un tableau sombre de l’enseignement au Gabon, le groupement politique la 3e Voie a appelé, hier, à dépolitiser le secteur éducatif. Pour cette écurie, le salut de l’école gabonaise en dépend.

Doud de Mouss

« La 3e voie pense et suggère qu’il faut dépolitiser l’Education, éradiquer le népotisme dans ce secteur, le copinage et clientélisme », a déclaré au cours d’un point presse, hier, le président en exercice du groupement politique la 3e voie. Ecurie de l’opposition gabonaise, ce groupement estime que le pouvoir est en train de tuer le secteur éducatif. « Ils envoient les leurs apprendre à l’étranger pour acquérir de meilleures connaissances et formations dans des conditions optimales leur permettant de succéder leurs parents aux affaires et perpétrer leur pouvoir sur l’ensemble des Gabonais », a dit Gérard Ella Nguéma.

Pour lui et ses pairs, la situation est telle que la politisation de l’enseignement crée des grèves en milieu scolaire, rend la cohésion difficile, tue la méritocratie et tend à tribaliser ce secteur pourtant crucial à la formation et au développement de l’homme. Ceci, « au détriment de la jeunesse gabonaise ». «Pour effet, chaque ministre nommé dans ce département, amène ses militants, parents amis et connaissances dans ses valises avec pour objectif d’avoir la main mise sur ce département », a-t-il à juste titre commenté pointant du doigt une alchimie indigeste dans ce secteur qui réuni à la fois, Enseignement supérieur et Education nationale, et où les responsables seraient nommés par affinités.

« Nous la 3e voie, nous pensons que chaque poste de ce secteur doit faire l’objet d’un appel à candidature surtout pour les poste de chef d’établissement et de circonscription scolaire », a prononcé Gérard Ella Nguéma pour qui, « le cumul Enseignement supérieur et Education nationale entre les mains des novices mal inspirés et spécialistes de la Com fait passer le pays du déclin pédagogique, à la faillite scolaire pour nos étudiants et apprenants au moment où les écoles et universités gabonaises sont au plus mal sur tous les plans ». « Il faut que ces secteurs soient scindés », a-t-il préconisé appelant le gouvernement à plus de pondération. « Nous vous exhortons à cesser de priver les générations actuelles de ce dont vous avez bénéficié. Notamment, le transport scolaire gratuit, le billet spécial de transport (BST) qui ramenait les élèves dans leurs familles après chaque année scolaire, bourse scolaire obligatoire au supérieur pour tous, les fournitures et les tenues scolaires», a-t-il relaté.