La Journée internationale contre la corruption sera marquée par la projection du film ” La République des corrompus”

Libreville, 6 décembre 2018 ( GabonInitiatives) – Des conférences  -débats ainsi que la projection d’un film « La République des corrompus » figurent à Libreville (Gabon) parmi les manifestations de la Journée Internationale contre la Corruption, ce 9 décembre 2018, concoctées par le ‘’ Think Tank Nouvelle Attitude’’ du Gabon, en présence des représentants de la Commission Nationale de Lutte Contre l’Enrichissement Illicite (CNLCEI), de l’Agence Nationale d’Investigation Financière (ANIF) et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

L’œuvre cinématographique, « La République des corrompus », initiative de l’association ‘’ Semfilms’’ du Burkina, sera diffusée dans plusieurs villes africaines dès ce samedi 08 décembre 2018. On y dénonce la corruption et contribue à l’assainissement des mœurs et enseigne (surtout aux jeunes) la valeur de l’intégrité.

A Libreville, le ‘’ ThinkTank Nouvelle Attitude’’ a prévu samedi, dans une structure de la place au quartier Glass (4è arr), non seulement la projection du film et autres spots mais aussi des conférence-débats autour de trois (03) thèmes.

Le Premier porte sur : « Lutte anti-corruption : de l’urgence à l’essentiel” avec comme intervenant , M. Maagamehi Mbamba Atabi, du Centre de Réflexions Philosophiques (CREPH) de l’Université Omar Bongo (UOB).

Le second est : ” Education citoyenne pour lutter contre la corruption : Appel au changement des mentalités”, verra à la tribune ,M. Adzui Ndzigue Yves, Ancien président de la Ligue Estudiantine des droits de l’Homme à l’UOB.

Pour la boucle , les participants suivront, le Pr Moukala Ndoumou Mike, Docteur en Epistémologie, ONUDC Anti-corruption Academic Expert, Maitre de conférence UOB), sur : ” La corruption au Gabon : Portée d’un phénomène endémique”.

SOUTENIR L’EDUCATION

Assurément, les différentes thématiques font écho aux messages du Secrétaire Général de l’ONU, António Guterres, à l’occasion de la Journée Internationale contre la Corruption, le 09 décembre 2018. Il a déclaré : « La corruption engendre la corruption et favorise l’impunité, qui ronge la société ».

Les Nations Unies estiment que les Organisations Non Gouvernementales et la Société civile peuvent lutter contre la corruption et « soutenir l’éducation en engageant les jeunes dans les discussions sur ce que constitue un comportement moral, la nature de la corruption et les moyens de la combattre, et en encourageant les jeunes à revendiquer leur droit à l’éducation ».

Dans un récent rapport, la Banque mondiale note que , « les entreprises et les particuliers versent plus de 1 000 milliards de dollars de pots-de-vin chaque année ».

Ce qui « sape l’état de droit et favorise les crimes tels que la traite d’êtres humains et le trafic d’armes et de drogue », a déploré , le patron des Nations Unies, António Guterres.

Au Gabon, avoir fondé de grands espoirs sur un retour aux valeurs de probité chez les hommes politiques, les cadres et acteurs du public, para public et privé, le président Ali Bongo Ondimba a plutôt constaté toutes les formes de prévarication de nos finances publiques avec une menace sur notre tissu socio-économique.

L’année 2017 , qui tire à sa fin, a ainsi été marquée par la décision du chef de l’État de laisser à la justice le soin de sanctionner ceux qui méritent de l’être.

Signe de cette volonté politique, l’opération d’assainissement des mœurs publiques dénommée «Opération Mamba» qui se caractérise par l’interpellation, la mise aux arrêts voire le jugement devant la Cour Criminelle Spéciale (CCS) de plusieurs anciens gestionnaires de deniers publics pour des faits de détournement de fonds.

GI/CNLCEI/ RA/FM/18