Boom des ventes du journal « Ezombolo » qui titre sur la rencontre Ali-Ping

Libreville, 1er août (GabonInitiatives) –  Le journal d’information et d’analyse « Ezombolo » n98 du lundi, 31 juillet 2017, s’arrache en kiosque grâce à son article intitulé « Sous les auspices d’Emmanuel Macron : Ali Bongo a rencontré Jean Ping pour négocier son départ ! ». 

Le journal papier « Ezombolo » tiré en 7000 exemplaires, s’arrachait en kiosque hier (lundi) grâce à ses révélations sur la prétendue rencontre entre le Chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba et Jean Ping qui se proclame comme étant le président élu des gabonais au palais de l’Elysée, en France sous les auspices d’Emmanuel Macron.

Livré tôt le matin dans tous les kiosques de la capitale gabonaise, ce numéro n’était plus disponible dans la quasi-totalité des marchands des journaux.

« Nous cherchons Ezombolo », ont lancé deux femmes devant un kiosque à journaux situé au rond – point de Nzeng-Ayong dans le 6ème arrondissement de la commune de Libreville en réponse à un journaliste de Gabon Initiatives à la recherche dudit canard.

Pari gagné pour le journal qui ne publie pas sur internet, puisque de nombreux kiosques étaient en rupture de stock dès la mi-journée.

A l’origine de ce boom, le titre d’un article vendeur intitulé : « Sous les auspices d’Emmanuel Macron : Ali Bongo a rencontré Jean Ping pour négocier son départ ! ».

Vérité ou intox, toujours est-t-il que le journal Ezombolo s’est bien vendu et, on l’imagine au grand bonheur de son directeur de publication (DP) injoignable depuis hier sur le contact affiché dans l’ours.

Sur le contenu de l’article

Pour mieux comprendre le succès de cette vente, notre rédaction a sélectionné quelques parties intéressantes de cet article.  Morceaux choisis : « Bien écoutez, j’ai demandé à vous voir devant M. Jean Ping ici présent pour vous dire en face que, pour la France, vous n’avez pas gagné l’élection présidentielle organisée dernièrement par votre pays. Que la France dit que ça ne peut plus continuer comme ça dans ses anciennes colonies qui refusent de se convertir à la démocratie libérale. La France pense que ça suffit comme ça de la confiscation de la souveraineté des peuples. Par ma voix, la France vous demande de respecter le verdict des urnes, de partir et de laisser celui qui a remporté le scrutin exercer le mandat que le peuple Gabonais lui a confié. J’ai donc invité M. Jean Ping ici présent pour obtenir de lui un engagement ferme de vous laisser partir dans la dignité, de ne rien tenter contre vous ou votre famille. La France ne veut pas de problème au Gabon », aurait déclaré Emmanuel Macron puis par la suite, il aurait donné la parole à Jean Ping.

« Je n’ai aucun problème personnel avec mon compatriote, Ali Bongo ici présent, ni d’ailleurs avec les gens de son camp. Je me bats contre eux pour le triomphe de la démocratie. Depuis ma prise de parole le lendemain de l’élection, je me suis engagé à œuvrer pour qu’il n’y ait aucun règlement de comptes; j’ai dit que je prenais l’engagement de protéger M. Ali Bongo et sa famille. Bien que contre l’avis de très nombreux Gabonais, mais je le réitère encore ici et maintenant. M. Ali Bongo et sa famille peuvent partir en toute sécurité », aurait déclaré pour sa part Jean Ping.

Selon l’auteur de l’article, Edouard Obouroungome, Ali Bongo aurait été méconnaissable après ce passage, mais il n’avait pas le choix, car Emmanuel Macron lui aurait présenté la panoplie des risques qu’il encourrait et que la France pourrait encourager, si jamais il s’entêterait à rester au pouvoir.

Poursuivant, l’auteur de l’article écrit que le scénario arrêté prévoirait que Ali Bongo voudrait faire enregistrer un bref discours qui pourrait être diffusé en lieu et place de son allocution à la nation, le 17 Août prochain. Il pourrait notamment dire que bien qu’ayant gagné l’élection, il constaterait une antipathie viscérale des Gabonais à sa personne et leur opposition farouche aux réformes qu’il entendrait apporter pour faire du Gabon un pays émergent. Et que pour cette raison, il déciderait en toute âme et conscience, de démissionner. Et il remercierait tous ceux et toutes celles, vaillants compatriotes, qui n’ont cessé de le soutenir depuis 2009.

Depuis la parution de cet article dans Ezombolo l’opinion s’interroge sur la véracité de ces dires et reste perplexe. Si l’article s’avère  vrai alors on comprend bien le mutisme du  Conseil National de la Communication (CNC), l’organe régulateur et du ministre de la Communication dont la sortie est vivement attendue.

Dans tous les cas, l’avenir nous le dira…

GI/NN/FM/17