“Je suis très attaché à la Tropicale”, déclare Pierre Rolland à six jour de la 8ème Tropicale

RollandLibreville, 8 janvier (GabonInitiatives) – À six jours du départ de la Tropicale Amissa Bongo (14-20 janvier) nous avons le plaisir de vous annoncer la mise en ligne sur le website officiel de l’épreuve d’une interview de Pierre Rolland, la tête d’affiche de cette 8e édition. Double vainqueur d’étapes sur le Tour de France, meilleur Français du classement final de la Grande Boucle en 2011 et 2012, il revient courir cette année sur les routes gabonaises après ses deux expériences en 2007 et 2009. Il explique les raisons de son intérêt pour notre épreuve dans cette interview dont le titre résume sa passion: “Je suis très attaché à la Tropicale”.

Pierre Rolland, qu’est-ce qui vous a convaincu de revenir au Gabon pour participer à la Tropicale après vos deux premières expériences en 2007 et 2009 ?
Le plaisir de courir en Afrique sur de belles routes et dans une ambiance de fête. La place de cette course au calendrier international est idéale, c’est celle qui ouvre la saison avant même le Tour Down Under en Australie et le Tour de San Luis en Argentine. En 2012 à cause de la CAN, elle avait été déplacée en avril et ça ne correspondait pas trop à mon plan de marche en vue du Tour de France, je n’avais pas donc pas pu venir. Mais son retour en janvier à sa place initiale, est une aubaine pour moi. J’ai tout de suite sauté sur l’occasion pour poser à ma candidature pour être du voyage au Gabon.

Quelle est la différence avec les épreuves australienne et argentine ?
A part les sprinteurs pour l’Australie qui sont déjà au top physiquement, ces courses permettent aux coureurs de reprendre dans de bonnes conditions climatiques. Il n’y a pas de différences à mes yeux entre la Tropicale et ces deux autres courses, le principe est le même: on sort des stages d’hiver, et on a surtout envie de courir, de se frotter enfin à nos adversaires en compétition. La Tropicale marque vraiment le début de la saison. Attention, ce n’est pas de la rigolade, on vient là avec sérieux et professionnalisme. On va courir près de mille kilomètres en sept jours, ça peut faire mal aux jambes surtout avec la chaleur qu’on n’a pas connue depuis des semaines en Europe.

La concurrence en Afrique est-elle désormais à la hauteur ?
Le niveau général augmente considérablement d’année en année. Thomas Voeckler qui a couru la Tropicale en 2012 m’en a parlé, il a vraiment été étonné par les qualités des coureurs africains. Il m’a raconté qu’il avait retrouvé les mêmes conditions que sur une course de grand niveau chez nous en Europe. La Tropicale prend de l’ampleur et aide le cyclisme africain à se développer. Il me semble que c’est aussi notre rôle, à nous les coureurs professionnels de venir courir sur ce continent pour les aider encore plus à progresser mais aussi pour promouvoir les jeunes coureurs africains.

Votre équipe Europcar a recruté l’Erythréen Natnael Berhane, c’est un signe de cette évolution ?
Evidemment ! Le cyclisme doit se tourner vers tous les talents sur chaque continent. L’une des raisons de ma venue cette année à la Tropicale c’est aussi d’encadrer les jeunes coureurs de notre équipe à commencer par Natnael. On en dit le plus grand bien et je sais que la Tropicale est une course très importante pour lui. On veut l’aider à bien débuter sa carrière professionnelle.

Justement vous avez remporté votre première course chez les professionnels, ici même sur la Tropicale en 2007. Vous vous en souvenez ?
Ca restera toujours marqué dans ma mémoire, ça reste un grand souvenir car ce succès a vraiment lancé ma carrière. C’est aussi pour ça que je suis très attaché au Gabon et à la Tropicale.

Source : Tropicale Amissa Bongo

GI/13

 

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Fabrice Mikomba - Expert Gabon et Afrique Centrale
Fabrice Mikomba est journaliste expert Afrique et Afrique centrale depuis 1989. Après avoir travaillé pour RFI et de nombreux médias on et off line il est désormais spécialiste Gabon et Afrique Centrale pour Gabon Initiatives et Info Afrique et ce depuis 2012.