« Je pardonne toutes les personnes qui m’ont offensé », Bishop David Elisée Mapakou

Libreville, 21 janvier (GabonInitiatives) – Gracié de prison en 2012 par le Président de la République, le serviteur de Dieu, le Bishop, David Elysée Mapakou pasteur de l’église « La Chapelle des Solutions », autrefois appelée « Chandelier d’Or  », accusé d’abus sexuel sur mineur de 13 ans et qui s’est ouvert à notre rédaction à travers un entretien vérité a déclaré que « je pardonne toutes les personnes qui m’ont offensé ».IMG-20130119-00070 

Gabon Initiatives (GI) : Pasteur, pouvez-vous nous dire toute la vérité au sujet de votre incarcération à la prison centrale de Libreville ?

David Elisée Mapakou (DEM) : Jusqu’aujourd’hui, je me pose encore la question de savoir sur ce qui c’était réellement passé ? Tellement cela ressemblait plutôt à une blague. Une chose est sûre, les motifs sont ailleurs car même au tribunal, les motifs n’étaient pas clairement spécifiés.

Dit-t-on que j’avais violé une brebis. D’abord sachez que ce jour là, j’avais reçu un Grand Homme de Dieu qui était l’invité de l’église. C’est ainsi qu’ayant appris que l’Homme de Dieu était là, la jeune fille qui du reste était la fille de mon bailleurs vient me voir pour me dire qu’elle souhaitait avoir un entretien avec cet Homme de Dieu. C’est ainsi que je l’ai conduit auprès de lui. Après cet entretien et une fois la jeune fille chez elle, je reçois un coup de fil de la maison, me disant qu’ici c’est grave, la jeune fille aurait été violée par moi.

Tout ce que je peux vous dire, ce que j’ai été victime d’une conspiration car,  il fallait a tout pris nuire au Bishop que je suis dans l’intention de me faire avouer ce que je n’avais pas fait. On m’avait clairement demandé d’avouer un acte que je n’avais pas posé en échange de ma liberté. D’où ce qui a été pu rapporter par les médias.

Seulement j’ai compris que cette détention était un mal utile et nécessaire pour moi, car durant mon passage en prison j’ai pu rentrer en moi-même et voir aussi à quel point j’avais pris du zèle, j’étais devenu orgueilleux sans me rendre compte à cause de la popularité. En prison j’ai pu évangéliser beaucoup de personne avec l’aide de Dieu. C’est l’occasion aussi pour moi d’être reconnaissant envers le Pasteur, Francis Michel Mbadinga qui avait finalement compris que les faits reprochés n’étaient qu’un coup monté.

Occasion également pour moi de pardonner tout ce qui m’ont offensé parce que rien n’arrive sans que Dieu n’en soit l’auteur. D’ailleurs à titre de rappel c’est bien moi qui avait pris l’idée d’amener le problème auprès des autorités judiciaires. Comment comprendre que face à un problème aussi grave, soit disant qu’il y aurait eu viol, les parents de la jeune fille n’en voulaient qu’à mon argent et mon véhicule au lieu de demander à voir un médecin en première intention ? Mais j’avais refusé ces compromis et cela m’a coûté ce que tout le monde sait, c’est à dire la prison. Aujourd’hui les gabonais peuvent être fier de leur président de la République car il y a enfin une véritable justice dans ce pays. Avant, ce n’était pas le cas malgré le fait que le procureur de la République avait bien démontré qu’il n’y avait pas eu viol, c’était décidé que je devais faire la prison. Mais le plus important aujourd’hui ce que je sois de retour plus fort qu’avant pour poursuivre l’œuvre de Dieu.

GI : Pourquoi avoir rebaptisé votre église ? IMG-20130119-00066

DEM : Nous sommes soumis aux principes de la foi et quand on parle de foi, la bible dit : Rien n’est impossible à celui qui croit. Quand Dieu appelle un homme il l’équipe. Je pense que je suis simplement entrain d’accomplir la volonté de Dieu. C’est Dieu qui s’est révélé à moi et m’a demandé de donner le nom « La Chapelle des Solutions ». Donc un endroit où les gens viennent trouver leurs solutions sur un plan spirituel car, les écritures précisent que c’est le spirituel qui commande le naturel.

Mais dans le contexte qui est le notre, c’est-à-dire ici à la Chapelle des Solutions, nous avons une façon de fonctionner qui est un peu différente des autres. Nous mettons en application un certain nombre de principes pour solutionner les problèmes des gens. Entre autres, nous avons des retraites spirituelles comme aujourd’hui  et traitons diverses thématiques.

Par exemple, là, nous parlons des « Libérations des prisons spirituelles ». Pendant ce temps, nous recevons aussi des gens pour des consultations prophétiques. C’est vrai que cela est beaucoup contesté par les autres pasteurs mais, pour ma part, c’est avec simplicité de cœur que je crois que la consultation prophétique peut trouver sa base dans la parole de Dieu.  L’écriture 1 Samuel au chapitre 9, le confirme bien.

S’il y a un secteur où les gens sont divisés, c’est bien le milieu pentecôtiste. Dans notre domaine, tout le monde veut avoir le monopole de la parole. Loin de moi, l’idée d’être prétentieux, il y a des gens qui peuvent le témoigner : Quand je consulte, Dieu me révèle avec exactitude des choses sur la vie des gens. Ensuite le même Dieu qui me révèle cela me donne également des solutions pour eux.

Propos recueillis par Fabrice Mikomba

GI/ 13

 

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Fabrice Mikomba - Expert Gabon et Afrique Centrale
Fabrice Mikomba est journaliste expert Afrique et Afrique centrale depuis 1989. Après avoir travaillé pour RFI et de nombreux médias on et off line il est désormais spécialiste Gabon et Afrique Centrale pour Gabon Initiatives et Info Afrique et ce depuis 2012.