De l’ivoire saisi à Ndjolé

Libreville, 10 juillet 2017 (GabonInitiatives) – Emile Zeumo et François Bena sont sous les verrous à Lambaréné après avoir été pris en flagrant délit de détention et commercialisation d’ivoire à Ndjolé, dans le centre du Gabon. Cette nouvelle arrestation rappelle que le trafic de l’ivoire est toujours aussi actif.

La collaboration entre les agents des Eaux et Forêts, les OPJ de la Brigade de Recherche dite « B2 » et Conservation Justice dans le domaine de la lutte contre le braconnage se porte bien. En témoigne cette nouvelle arrestation qui a eu lieu à Ndjolé, le chef-lieu du département de l’Abanga-Bigné, dans le centre du Gabon.

Selon des sources proches du dossier, Emile Zeumo, Camerounais de 51 ans, et François Bena, Gabonais de 49 ans, tous deux habitants de Ndjolé, ont été pris à l’occasion d’une action diligentée par le Procureur de la République Près le Tribunal de Première Instance de Lambaréné.

Depuis plusieurs mois, des informations concordantes font état d’un trafic d’ivoire persistant dans cette région du Gabon riche d’une grande population d’éléphants. C’est après plusieurs semaines d’enquête que les activités d’Emile Zeumo et François Bena se sont révélés aux enquêteurs qui ont réussi à les localiser et surtout à se rassurer qu’une nouvelle transaction allait avoir lieu.

C’est finalement ce samedi que cette transaction a eu lieu. C’est exactement à 19h30  que les deux individus ont été appréhendés alors même qu’ils étaient en pleine transaction avec leur client dans la pièce d’une maison situé au cœur de la petite commune de Ndjolé.

Interpellés, les deux hommes ont été conduits à Lambaréné. Le butin fait état de 4 pointes d’ivoire pesant 15kg. Emile Zeumo, a reconnu avoir été l’intermédiaire pour la transaction alors que François Bena, un exploitant forestier, a reconnu être le propriétaire des quatre pointes d’ivoire.

La perquisition qui a eu lieu dans les domiciles des deux hommes ce dimanche 9 juillet n’a rien apporté de nouveau. Placés en garde à vue, ils devraient être jugés pour les faits de détention, transport et commercialisation de trophées d’une espèce intégralement protégée, en l’occurrence l’éléphant.

GI/SM/FM/17