L’interpellation du Gabon à la 7ème Conférence sur les changements climatiques au Kenya

Nairobi (Kenya), 16 octobre 2018 (GabonInitiatives) – Le très actif, Fabrice Ntchango, Coordonnateur Nation du PACJA-Gabon et Directeur des Programmes du Réseau des Organisation de l’Economie Verte en Afrique Centrale (ROSCEVAC), a révélé lors de sa participation le 10 octobre dernier, à Nairobi au Kenya, lors de la 7ème Conférence sur les changements climatiques et le développement en Afrique que « l’Afrique était victime des conséquences changements climatiques, et qu’elle ne pouvait pas être le seul continent à réellement s’engager et à quasiment supporter à elle seule le poids des dommages, du fait de son niveau de développement et demeure malheureusement, le continent le plus vulnérable et le plus exposé ».

En effet, sa déclaration s’inscrit dans le cadre de sa participation, à la 7ème Conférence sur les changements climatiques et le développement en Afrique (CCDA-VII), tenue à Nairobi au Kenya, et plus particulièrement au panel de discussion portant sur le « Lien entre migration, mobilité, conflits, sécurité et climat » ; panel de discussion présidé par le Pr Henry Mutembei, Directeur de l’Institut Wangari Maathai pour les études sur la paix et l’environnement.

« Pour moi il est difficile d’écouter ici que les changements climatiques n’engendrent pas de violence ou qu’il n’y a pas de relation directe entre les changements climatiques et la violence. Pour ma part, je ne suis pas du tout de cet avis. Nous n’ignorons pas les migrations des populations du sahel qui, chaque jours, sont contraints de quitter leurs zones d’habitations à cause de la sécheresse. Nous connaissons des nombreux conflits du fait de la dégradation du Lac Tchad où les populations victimes sont là aussi contraintes à abandonner leurs activités », a expliqué Fabrice Ntchango non sans revenir sur la situation des peuples autochtones du littoral, qui à cause de la montée des eaux sont contraints de tout laisser et migrer vers un mieux vivre incertain.

« Je ne reviendrai sur la catastrophes climatiques qui en 2010 à causer la mort de plus de 230.000 personnes en Haïti, ainsi que de nombreux blessés, et des centaines de milliers de réfugiés climatiques », a-t- il poursuivi en tentant de démontrer le lien direct entre les effets des changements climatiques et les migrations massives des africains vers l’occident en quête d’un monde meilleur.

« Dès qu’il y a flux migratoire massif comme on le constate malheureusement, on doit comprendre que ce mouvement comporte plusieurs danger et des risques de violences qu’on a toujours du mal à contenir et à maitriser. Et en Afrique, du fait de notre niveau de développement, nous n’arrivons pas encore en anticiper les dangers de ce type, nous n’avons pas toujours les moyens technologiques de prévenir les risques de pollutions ainsi que les catastrophes naturelles », a -t-il insisté.

Pour le représentant du Gabon à cette conférence, cette injustice climatique mérite réparation et cela passe déjà la reconnaissance d’un statut particulier au « réfugié climatique » qui passe par un engagement total de tous.

La 7ème Conférence sur les changements climatiques et le développement en Afrique est organisée en partenariat avec le gouvernement kenyan, sous les auspices du Programme sur le climat et le développement en Afrique (ClimDev-Afrique), créé conjointement par la Commission de l’Union africaine (CUA), la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), la Banque africaine de développement (BAD), et l’Alliance panafricaine pour la justice climatique (PACJA). La rencontre offre aux acteurs-clé l’occasion de discuter du développement de l’Afrique et sur les changements climatiques.

GI/FN/FM/18