Insécurité à Libreville : Tentative d’enlèvement d’un conseiller membre du CESE 

Libreville, 14 octobre 2018 (GabonInitiatives) – Yvon Martial Ntzantsi Miyagou conseiller membre au Conseil Économique Social et Environnemental (CESE) vient d’être victime d’une tentative d’enlèvement orchestrée par un taxi immatriculé AB 150 AA au niveau du quartier les Charbonnages dans la nuit du samedi 13 octobre de l’année en cours alors qu’il tentait de regagner son domicile après avoir rendu visite à ses parents situés dans le même arrondissement.

La victime, conseiller membre au Conseil Economique Social et Environnemental (CESE), sort fraichement d’une longue session de 21 jours qui s’est achevée récemment dans la capitale gabonaise.

Acteur de la société civile engagée, il appartient à plusieurs réseaux dont le Haut Conseil des Acteurs Non Étatique du Gabon (HCANEG), l’ODDIG, le ROSCEVAC, notamment.

La victime, encore plongée dans le traumatisme qui s’en est tiré à bon compte grâce à son instinct se demande toujours ce qui a bien pu se passer ?

Selon les faits rapportés par la victime qui a échappé de justesse à une tentative de rapt, il (Yvon Martial) avait emprunté le taxi derrière le camp de Gaule plus précisément au niveau du petit marché artisanal spécialisé dans la sculpture de la pierre de Mbigou vers 23h 20mn pour se rendre au lac bleu dans la zone des charbonnages dans le 1er arrondissement de la commune de Libreville. Le taxi avait à son bord outre le chauffeur, deux autres passagers un assis au siège avant juste à côté du taximan et l’autre derrière.

Arrivée à destination alors qu’il demandait avec insistance l’arrêt, grande fut sa surprise de constater qu’au lieu de ralentir pour marquer l’arrêt, le taximan accélérait sans que les deux autres passagers ne disent mot. C’est par un réflexe d’instinct d’eux survie qu’il a réussi à ouvrir la portière en se jetant hors de la voiture qui ira se garer un plus loin où, les deux autres passagers à bord descendirent pour vouloir très certainement revenir récupérer leur proie.

« C’est lorsque j’ai parlé à haute et intelligible voix disant que si vous avancez j’appelle la police qu’ils sont vite remontés dans le taxi qui a aussitôt redémarré », a expliqué Yvon Martial Nztantsi Miyagou.

Depuis quelques jours, alors que nos braves policiers multiplient arrestations et stratégies pour éradiquer le grand banditisme dans la capitale gabonaise, certains gangsters, sinon les plus rusés optent désormais pour le braquage dit VIP à bord des taxis souvent volés.

Ces actes d’enlèvement à répétition avec des taxis non immatriculés ou souvent avec des fausses plaques d’immatriculation la nuit dans Libreville sont devenus légions.  Selon des témoignages, ces voyous opèrent à deux voir à trois personnes. Le chauffeur qui n’est jamais seul, est toujours accompagné d’un ou des complices dans le véhicule afin de commettre leurs forfaits. Pour les victimes les plus chanceuses, les porte monnaies, téléphones portables et chaussures de valeurs sont récupérés par ces malfaiteurs. Pour les autres qui n’ont pas la chance, cela finit par une perte en vie humaine.

Les populations sont donc invitées à redoubler de vigilance dans leurs déplacements nocturne où la prudence est de mise. A bon entendeur…

GI/NN/FM/18