Grogne des employés de la SOTRADER à Ndendé

Ndendé, 31 janvier 2018 (GabonInitiatives) – Mardi, 30 janvier dernier, aux environs de 11h, les employés de la Société Gabonaise de Transformation Agricole et Développement Rural (SOTRADER) modifient l’ambiance du quotidien des populations de Ndendé, chef lieu du département de la Dola en investissant l’esplanade de la préfecture dans l’intention d’interpeller la première autorité locale face aux agissements de leurs responsables, a-t-on constaté sur place.

Les camions canters qui transportent constamment les travailleurs pour les plantations d’Olam-Palm sont parqués à la place des fêtes de la ville. Et, les ouvriers investissent l’esplanade de la préfecture de Ndendé. Ce mouvement d’humeur des travailleurs de la SOTRADER dessine petit à petit le climat délétère qui prévaut sur les deux sites implantés dans le département de la Dola à savoir Nanga et Ferra.

Les employés de la SOTARDER veulent se faire entendre. Le ton monte, tout de suite, ils réclament le départ de l’un des responsables des ressources humaines : Joseph Gnagnié. Le mauvais vent souffle sur les plantations d’Olam-Palm Mouila notamment dans les champs des villages Ferra et Nanga près de Ndendé.

« Lorsqu’on a pris nos bulletins le 26 janvier, il y a eu trop de manquements en essayant d’en savoir un peu plus, Mr Gnagnié nous a mal parlé, ça nous a énervés », a révélé un gréviste ajoutant qu’il a été d’un langage vulgaire. « J’ai travaillé 15 jours, je me retrouve avec un bulletin 0 pointé pourtant je n’ai pas touché la quinzaine en plus d’avoir travaillé pendant deux semaines », explique un autre ouvrier en colère dénonçant les conditions de travail.

Selon les grévistes, la révision de leurs conditions de travail entrainerait un meilleur rendement. A ce tableau semi-sombre, s’ajoutent les problèmes d’insécurité sur les sites et la négligence notoire de l’employeur sur les différentes revendications des salariés. Le service QHSE ne met pas l’accent sur les équipements de protection d’intervention ‘’EPI’’.  Même l’authenticité des bulletins est remise en cause. Certains avantages, comme l’assistance médicale, n’existent que sur feuille.

Les ouvriers en colère exigent le départ du responsable du personnel, Joseph Gnagnié dont le comportement ne s’arrime pas avec le commun des mortels ; parmi les têtes mises à vil prix, s’ajoutent aussi celle du comptable de la SOTRADER.

Trop de proximité avec le département des ressources humaines, les travailleurs fauchés n’hésitent pas de lancer des piques : «  ces gens-là nous volent, on devrait être payé à 150.000 frs par mois, mais nous recevons seulement la moitié et parfois des montants minables. Même si j’ai manqué deux jours de travail et pris 50.000Fcfa de quinzaine cela n’explique toujours pas le fait que je puisse sortir avec moins de 50.000FCFA à la fin du mois ». Une employée raconte qu’il y a quelques mois du côté des champs de Mandji, une clé USB avait été ramassée, c’est de là qu’on a su tout ça. En approchant une source proche de la direction de la SOTRADER, c’est à peine que l’employeur a laissé passer cette pilule.

Même si les délégués du personnel disent être tombés d’accord avec l’employeur à l’issue de la concertation qui s’est tenue au Conseil départemental de la Dola loin de la presse qui a été éconduite par Joseph Gnagnié, les ouvriers menacent de paralyser les activités par une autre stratégie. Le climat se fragilise dès lors.

Cependant, une journée sans activité à la SOTRADER Palm impacte sur la production de l’usine à huile d’Olam-Palm Mouila qui produit 90 tonnes par heure, à cause de l’attitude primitive d’un certain Joseph Gnagnié qui se bat à déchirer Julio Bodinga, son parapluie dans l’entreprise. L’heure est fixée à 675 frs cfa pour l’ouvrier qui dit peiner à atteindre les 150.000 frs cfa à la fin du mois. Trop d’ombre chez SOTRADER.

GI/La rédaction