Grève de la Conasysed : Le mouvement diversement apprécié

Le 09 janvier, la Convention nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed) a annoncé une grève de 3 jours à compter du 11 janvier. La grève qui devrait prendre fin ce 13 janvier à défaut d’être reconduite, a été suivie par une poignée d’enseignants. La majorité a plutôt répondu présent au poste.

Doud De Mouss

La grève de 3 jours sur toute l’étendue du territoire national de la la Convention nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed), a été motivée par le non examen par le gouvernement du cahier de charges déposé par la cette centrale syndicale depuis le 03 février 2020 et absence des réponses concrètes y apportées ; la non ouverture officielle des négociations avec la Conasysed en dépit du préavis de grève déposé sur la table du gouvernement depuis le 08 décembre 2020 ; le non respect par le gouvernement des préalables de la Conasysed pour l’ouverture des négociations. Notamment, la mise en place en place d’un cadre juridique devant encadrer lesdites négociations autrement dit la prise d’un arrêté ; la fixation de la durée des négociations ; la délivrance des autorisations d’absence à tous les membres de la Conasysed devant prendre part à ces négociations ; la présence d’un représentant de la primature ; la présence d’un représentant du ministère du Budget et des comptes publics ; la présence d’un représentant du ministère de la Fonction Publique.

A cela s’ajoutent le non respect par le gouvernement des dispositions légales notamment l’article 20 de la loi 18/92 du 18 mai 1993 fixant les conditions de constitution et le fonctionnement des organisations syndicales des agents de l’État et le non respect des engagements du gouvernement et les promesses récurrentes non réalisées. Cependant, dans la plupart des établissements scolaires publics, les deux premiers jours de grève ont été comme des jours de cours ordinaires. Dans de rares cas, des chargés de cours affiliés à la confédération syndicale, ont respecté le mot d’ordre. Si la situation ravie plus d’un, elle inquiète tout de même d’autres qui estiment que cette première grève d’avertissement, est le vent qui précède la tempête.

Ce, d’autant plus que les enseignants attendent du gouvernement l’ouverture officielle des négociations ; la régularisation de toutes les situations administratives ; la fixation des dates des concours internes d’entrée à L’ENI et à L’ENS ; le paiement des rappels solde ; le paiement des vacations du BAC et des examens de l’enseignement Technique et professionnel session 2020 ; les nominations régulières des chefs d’établissement et d’autres personnels administratifs en poste depuis le 30 septembre 2019 ; la construction des établissements scolaires et la livraison des 400 Salles de classe annoncées par le gouvernement ; l’octroi de la prime COVID-19 aux enseignants ; la satisfaction de tous les autres points du cahier de charges.