Gratuité des soins et d’accouchement : De la parole à l’acte

Libreville, 26 mars 2018 (GabonInitiatives) – Comme annoncée dans son adresse à la nation le 31 décembre 2017, le Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba qu’accompagnait la première Dame et la ministre d’Etat en charge de la    santé, Denise Mekamne ont visité le 22 mars dernier les centres hospitaliers universitaires de Libreville et d’Owendo pour s’imprégner de l’effectivité de la gratuité des soins et d’accouchement.

C’est par le centre hospitalier et universitaire de Libreville (CHUL) qu’a débuté la visite du couple présidentiel. Accompagné de plusieurs personnalités, Ali Bongo Ondimba a pu s’assurer de l’effectivité et du bon déroulement de la mesure prise lors de son adresse à la nation, à l’endroit des femmes gabonaises, au soir de la saint sylvestre 2017.

Désormais âgée de dix huit ans et enrôlée à la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS), la femme gabonaise enceinte, a droit à trois consultations prénatales, trois échographies, un kit d’accouchement simple ou par césarienne, un kit de layette, aux néonataux, à l’hospitalisation post-partum de la mère et au transport médicalisé, tout ceci gratuit !

Par la matérialisation de cet acte, le Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba entend lutter efficacement contre la mortalité maternelle et infantile. « Je suis toujours à l’écoute de la population gabonaise. Et j’ai beaucoup discuté avec les parents. Depuis un certain nombre d’années nous sommes particulièrement par tout ce qui touche aux naissances et à tout ce qui touche à l’environnement. Ça fait un certain nombre de temps que nous disons qu’aucune femme ne doit plus mourir en donnant la vie, mais aussi que les enfants qui viennent au monde doivent l’être dans un environnement sain. Donc la préoccupation du gouvernement est de faciliter ce travail  aux femmes qui donnent la vie. Et par rapport à la mesure que j’ai pris le 31 décembre 2017, je voudrais m’assurer qu’elle est réellement appliquée sur le terrain et ça ne doit pas seulement rester des mots, ça doit être matérialisée je viens de me rendre compte que tout se passe bien et que ce service soit rendu aux gabonais qui l’attendent », a déclaré le Chef de l’état Ali Bongo Ondimba.

Au CHU de Libreville comme au CHU d’Owendo, Ali Bongo Ondimba tout en faisant le tour des différentes maternités, admirant au passage la venue au monde des nouveaux nées et tout en congratulant les femmes enceintes n’a pas manqué de souligner la pérennité de cette mesure. « Je n’ai pas pris une telle mesure pour qu’elle se limite à l’année 2018 car je voudrais qu’elle soit pérenne et qu’elle profite véritablement à ceux qui sont les principales bénéficiaires, car jamais plus une femme ne doit mourir en donnant la vie ».

par ailleurs, cette visite à permis au couple présidentiel et sa délégation de toucher aussi du doigt les réalités et difficultés auxquels sont confrontés aux quotidiens le personnel de ces deux centres hospitaliers universitaires. C’est dans cet optique que le numéro un gabonais a insisté sur la réhabilitation et la rénovation des structures sanitaires du pays et la formation de qualité pour le personnel de santé au Gabon. « Il faut qu’aujourd’hui nous puissions nous investir beaucoup plus sur la médecine préventive. N’attendons pas toujours que les gens soient malades, essayons d’agir bien avant pour que nous puisons avoir une population qui soit en bonne santé. Il y a également nos structures sanitaires qui doivent être entretenus et rénover, nous devons enfin insister sur la formation de notre personnel de santé, c’est aussi ça le développement » a-t-il laissé entendre.

Ce sont ainsi 56 structures sanitaires publiques du pays qui sont concernées par cette mesure et 5400 kits d’accouchement par mois soit 60.000 par an qui doivent être mis à la disposition de ceux-ci. Pour les bénéficiaires, c’est un véritable ouf de soulagement à l’endroit des populations gabonaise.

Plus que jamais, les pouvoirs publics ne ménagent aucun effort pour le bien être des populations. Le Gabon avec ses un million huit cent mille habitants veut à travers cette mesure lutter contre la mortalité maternelle et infantile, et soulager les familles face aux dépenses liées à la naissance d’un enfant.

GI/SCT/NN/FM/18