Gouvernance : la performance, condition sine qua non de maintien au gouvernement

Le Gabon veut se réformer en profondeur. Le Séminaire gouvernemental a d’ailleurs été organisé à cet effet au courant de la semaine. Objectif : fixer le cap. Dans la droite ligne de ses ambitions, le président de la République, Ali Bongo Ondimba, entend désormais collaborer avec ce qui travaille.

Grégoire Matumba

Cette semaine, le Gabon s’est offert un nouveau programme, baptisé Plan d’accélération de la transformation (PAT). Ce programme, présenté au public par le premier ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda lors du Séminaire gouvernemental vise à transformer en totalité l’économie gabonaise de sorte à préparer l’« après pétrole ».

Pour le Gabon, il s’agit d’un virement nécessaire. D’une part, parce que le président de la République, lors de son discours des vœux à la nation le 31 décembre passé avait annoncé des bouleversements notamment sur le plan économique. D’autres part, parce que depuis quelques années la croissance gabonaise n’est plus soutenue, plombée au fil des années par la crise multiforme.

Au-delà de ces facteurs, c’est la vulnérabilité de l’économie nationale qui est mise en avant. Pour Ali Bongo Ondimba, il est temps de tout changer pour avoir une économie plus solide, mieux résistante aux chocs et offrant aux Gabonais des opportunités. En effet, durant les deux années à venir, Ali Bongo Ondimba entend « améliorer le quotidien de nos populations et placer le Gabon, sur la trajectoire d’un développement plus vigoureux et harmonieux, d’une croissance plus inclusive et plus durable ».

Pour mener à bien cette transition rapide, le président de la République compte sur le déploiement de ses ministres par des projets plus concrets. C’est dans ce sens qu’Ali Bongo Ondimba a annoncé écarter les ministres qui ne travaillent pas. « Tout retard ou manquement sera sanctionné. Et certains d’entre vous pourraient être amenés à quitter ce gouvernement », a-t-il laissé entendre. Si ce type d’annonce n’est pas nouvelle, très peu de Gabonais y accordent cependant de l’importance.