Gouvernance climatique : La REDD+ au parlement

Libreville, 27 mai 2019 (GabonInitiatives) – Dans le cadre du processus de la mise en œuvre sur le projet de la Réduction des Emissions de la Déforestation et de la dégradation des Forêts (REDD+), le Réseau des Organisations de la société civile pour l’Economie Verte en Afrique Centrale (ROSCEVAC) en partenariat avec l’Alliance Panafricaine pour la Justice Climatique (PACJA Gabon), ont sensibilisé ce lundi à la faveur d’un atelier d’échanges et de renforcement des capacités à l’endroit des parlementaires et autres représentants institutionnels sur la gouvernance climatique et le développement et le développement durable.

L’opportunité d’un tel atelier répond aux exigences de la Banque Mondiale qui a bien voulu financer le PACJA qui met en œuvre au côté du ROSCEVAC dans le cadre d’implication des acteurs des actions en rapport avec le projet REDD+.

Nicaise Moulombi (président exécutif du ROSCEVAC),dans l’une de ses interventions devant les députés à l’Assemblée Nationale

« Vous savez le rôle que joue les parlementaires dans la prise en compte des lois. Ils légifèrent sur les lois. Ce séminaire a donc permis de renforcer leurs capacités en vue de leur donner les outils normatifs tant juridiques mais aussi, les préparer à l’entrée du Gabon dans le processus REDD d’ici à 2022 en lien avec le Plan d’Affectation de Terre », a contextualité, Nicaise Moulombi ( président exécutif du ROSCEVAC), situant qu’il était aussi question pour le ROSCVAC, d’avoir une cartographie sur les questions de pollution d’où, la restitution des résultats de l’étude financée par la Banque Africaine de Développement (BAD), pour lesquels ces plateformes portent un regard.

Il s’agissait aussi d’interpeller les honorables députés afin qu’ils soient plus présents dans les questions de négociations à l’international à l’instar des élus des autres pays.

Le directoire du ROSCEVAC/ PACJA

« Nous nous félicitons de constater que dans cette législature, nous avons des anciens membres du gouvernement, des anciens premiers Ministres qui ont une certaine expertise parce que nous voulons un dynamisme en terme de diplomatie parlementaire active. Nous voulons remercier le président de l’Assemblée Nationle, Faustin Boukoubi, qui n’a pas hésité d’instruire la commission environnement et protection de la nature, présidée par le président, Paul Biyoghé Mba », a poursuivi M. Moulombi.

Dr Augustine Njamnshi (vice président du PACJA et vice président du comité société civile de la BAD), édifiant les députés

Au regard de la pertinence des communications développées par les experts sur la REDD+, les parlementaires ont demandé aux responsables du ROSCAVAC / PACJA qu’en plus de la commission environnement et protection de la nature, ses contributions parviennent également secrétariat de la commission sur le code forestier. Occasion aussi de revenir sur l’études du PESISE dont les résultats ont été déposés à la primature. A ce sujet, il ne reste plus qu’à faire une évaluation économique des services rendus et procéder à un plan d’investissement.

La stratégie climatique en lien avec les engagements du Gabon au niveau international, a été magistralement présentée par Dr Augustine Njammnshi, l’un des membres fondateurs du PACJA.

La Commission environnement de l’Assemblée Nationale avec au centre son président, Paul Biyoghé Mba

Sur la question de l’enquête menée par les services compétentes, le ROSCEVAC, a sollicité des parlementaires, l’urgence judiciaire pour éviter d’impacter négativement sur l’ensemble des exploitants forestiers, particulièrement les sociétés certifiées non impliquées dans l’affaire du Kévazingo et, ceci dans l’optique d’être en phase avec l’engagement du Chef de l’Etat dans le cadre de la certification.

Photo de famille avec le Président de l’Assemblée Nationale, l’honorable Faustin Boukoubi (au centre des deux femmes)

Tout en considérant que « le temps de la justice n’est pas le temps de l’économie », le Coordonnateur de la REDD+ au Gabon, Fabrice Ntchango, a estimé que les engagements internationaux du Gabon doivent être prises en compte dans le cadre de la justice. Il s’est davantage posé la question de savoir si l’état est prêt à assumé les conséquences de l’interdiction d’exportation du bois à l’extérieur en cas de rupture de contrat entre entreprises producteurs de grumes et acheteurs à l’international en cas de perte.

A la suite des échanges, une série de questions venant de dix députés a fait l’objet d’échanges avec les différents experts pendant plus d’une heure.

GI/MKKE/FM/NN/19