Un gendarme impliqué dans le braconnage à Gamba

Jerry Barcelo Retouano, gendarme à la brigade nautique de Gamba, s’est-il rendu coupable de complicité avec le braconnier Malonda  Donatien et le  trafiquant d’ivoire nigérian Vincent Chinédou? Selon des sources proches du dossier, il aurait fourni pour le massacre des éléphants des balles utilisés par le braconnier Malonda Donatien. 

Et cette présumée implication du gendarme fait couler beaucoup d’encre et de salive dans la commune pétrolière du sud Gabon.  C’est l’arrestation à Tchibanga du nommé Chinédou Amos Vincent de nationalité Nigériane  en possession de 22 morceaux d’ivoire (12 pointes) qui a mis le feu aux poudres, déclenchant l’ire des partenaires de la lutte contre le braconnage et le trafic des espèces protégées. Trois autres complices présumés Nigérians ont également été arrêtés à Tchibanga : Sunday Pama, Nick Dibia et Ogou Bertrand.

Le gendarme, Jerry Barcelo Retouano, en service à la brigade nautique de Gamba a visiblement fourni des munitions de type calibre 458 blindées pour carabine à un certain Malonda Donatien, agent au conseil départemental de Gamba, chasseur qui à son tour a ramené les ivoires vers le sujet Nigérian après abattage des éléphants afin de trouver des potentiels clients en complicité avec le trafiquant présumé Bakita Dembele,  arrêtés le 4 mai dernier à Gamba.

La perquisition menée au domicile du gendarme par sa hiérarchie, en présence des éléments de la police judiciaire, a permis de découvrir 2 boîtes de munitions de type calibre 12 pour la petite chasse. Une autre perquisition menée chez  le braconnier Malonda Donatien a permis de découvrir 5 balles pour carabine 458 et un fusil de type Famass de calibre 10.75 qui ont été saisis. Au final, le gendarme aurait reconnu formellement avoir ravitaillé son chasseur de 10 balles de type calibre 458, qu’il aurait achetées au Cameroun pendant ses congés.

Gamba est un site censé bénéficier de mesures de protection contre les activités de braconnage et de trafic de faune. Or, le trafic y semble maintenant très développé. Les défenseurs de l’environnement, offusqués, estiment que le gendarme en cause doit être présenté devant le procureur au même titre que ses complices pour répondre des faits constitutifs à du trafic d’ivoire, de munitions et d’association de malfaiteurs dont les membres ont des rôles bien définis dans ce réseau avéré de braconnage et de trafic d’ivoire et de munitions.

GI/CJ/18