France : L’activiste Daniel Morel Mayila Yombi organise une marche pour la démocratie au Gabon

Paris, 15 février 2019 ( GabonInitiatives) – C’est main dans la main, ou du moins côte à côte,  que les activistes et opposants du régime de Libreville sont descendus dans la rue jeudi, le jour de la célébration de la fête des amoureux. L’objectif ? Faire entendre « sur le bitume », d’après l’expression de l’activiste Daniel Morel Mayila Yombi, deux revendications communes : le départ d’Ali Bongo Ondimba du pouvoir et la reconnaissance de Jean Ping comme président de la République gabonaise par la communauté internationale. 

Alors que la tête du cortège scande «Ali Bongo dégage ! », les manifestants arborent quelques drapeaux gabonais. Certains portent des pancartes et banderoles sur lesquelles est imprimé « Jean Ping est la voix des urnes. La voix des urnes est la voix du peuple. La voix du peuple est la voix de Dieu. La voix de Dieu est souveraine ! », « Où est Alain Mbella ? », « Stop aux assassinats et aux arrestations arbitraires au Gabon ».

«Le moment  est venu de nous rassembler sur ce qui nous unis plutôt que de nous cristalliser sur nos différences. Cette division provoquée et entretenue par Ali Bongo et son régime permet à un ordre établi de mieux régner et de nous distraire de la problématique fondamentale de notre pays le Gabon : le contrôle et la prédation frénétique des occidentaux et des grandes multinationales  sur notre démocratie et nos matières premières. La démocratie appartient de droit mais pas encore de fait au Gabon. On marche aujourd’hui, pour insister sur ce droit fondamental et pour tous les autres pays africains qui se réclament d’un fonctionnement démocratique. Et aspirons à ce que le principe de démocratie réelle s’installe également dans les nations qui ne s’en réclament pas encore », nous a confié le jeune opposant au régime de Libreville, Daniel Morel Mayila Yombi, ex président des étudiants de l’université Omar Bongo (UOB) de Libreville.

On rappelle que Daniel Morel Mayila Yombi était également à la tête d’un mouvement des manifestants qui ont accueilli avec des cris et des quolibets le cercueil d’Edouard-Pierre Valentin, beau-père d’Ali Bongo Ondimba, président de la République du Gabon, le 2 février dernier devant la cathédrale Saint-Pierre à Montpellier.

En novembre dernier, il s’est infiltré dans une messe, dans l’église du Saint-Esprit, dans le 12ème arrondissement de Paris,  demandée par les proches du président gabonais victime d’un AVC à Ryad, en Arabie saoudite et le perturbe violemment.

C’est la 128ème  semaine de résistance patriotique et active au bord de la Seine pour défendre la souveraineté du peuple gabonais.

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