FID : La provincialisation de Maganga Moussavou inspire Ali Bongo

Libreville, 12 janvier 2018 (GabonInitiatives) – Depuis son rapprochement avec Ali Bongo, Pierre Claver Maganga Moussavou, Vice président de la République par ailleurs président du Parti Social Démocrate (PSD, opposition), a, à défaut d’accéder au pouvoir pour exécuter son projet de société qu’il défend avec bec et ongle depuis plus de dix ans, fini par le faire réaliser par le Chef de l’Etat, mais, sous l’appellation du Fonds d’Initiative Départementale (FID).     

Le 31 décembre, lors de son discours à la Nation, le président de la République, Ali Bongo Ondimba avait annoncé la création d’un fonds de développement territorial dénommé FID  destiné au financement de projets communautaires pour améliorer les conditions de vie des populations dans chacun des 48 départements que compte le Gabon afin de participer de manière plus efficace au développement économique du pays, à partir des unités territoriales pour offrir à chaque département plus d’autonomie.

S’il est vrai que le Plan de relance de l’économie adopté par le gouvernement prévoit la création d’un fonds d’investissement provincial (Fip) tel qu’expliqué récemment par le Ministre de l’Economie, Régis Immongault, le FID qui, en réalité repose sur ‘‘La Provincialisation’’ du Vice président de la République, Pierre Claver Maganga Moussavou sera doté d’un budget de 48 milliards de Francs CFA en raison d’un (1) milliard par département.

LA PROVINCIALISATION

Tel que développé par son concepteur, Pierre Claver Maganga Moussavou, ‘‘ La Provincialisation’’ devrait s’accompagner d’énormes moyens permettant au Gabon de mener un développement équilibré de l’ensemble des provinces.

Pour son penseur il s’agissait de consacrer 180 milliards soit en moyenne 20 milliards chaque année par province pour s’assurer que toutes les provinces connaitront la même évolution et qu’effectivement aucune province  ne sera supérieure à une autre.

Les piliers de cette politique vise à enrayer l’exode rural et impulser le développement socio-économique à l’intérieur du pays. Pierre Claver Maganga Moussavou a inventé ce concept de provincialisation qui consiste à mettre en place un exécutif provincial.

« Les gouverneurs et les préfets aujourd’hui n’ont aucun moyen pour prolonger l’action du gouvernement », pouvait-t-il affirmé autrefois tout en estimant que « gérer le pays à partir de Libreville, la capitale a été une catastrophe ».

GESTION DU FONDS

D’après l’orientation du Chef de l’Etat, la gestion du FID  sera assurée par le gouvernorat de chaque province, en concertation avec les collectivités locales et conseils départementaux alors que le projet de Pierre Claver Maganga Moussavou préconise que « l’Etat et le président aient la latitude, une fois dans le mois, d’aller avec un certain nombre des membres du gouvernement tenir un conseil exceptionnel à l’intérieur du pays ».

Expliquant les contours du FID, Régis Immongault, Ministre de l’Economie a rappelé que « le Fid (…) a bénéficié d’une inscription au titre de l’exerce budgétaire dans la loi de finances 2018 de 18 milliards de francs CFA, soit un total de 36 milliards de francs CFA».

Selon lui, ce niveau de ressources devrait permettre un démarrage rapide du Fid sur le début de l’année 2018. Les 12 milliards complémentaires nécessaires résulteront d’un réaménagement dans les lignes budgétaires existantes.

Dans tous les cas, que ce soit ‘‘ LA Provincialisation’’ le ‘‘FIP’’ ou le ‘‘FID’’, le but reste le même : le bien être des populations par le développement de l’hinterland et la cohabitation entre le Vice président de la République, Pierre Claver Maganga Moussavou et le président de la République, Ali Bongo Ondimba semble bien profiter au peuple.

GI/FM/NN/YKM/17