Expérimentation de la bioénergie au Gabon : Une mission du PNUD en inspection à la Remboué

Samedi, 9 février 2019 (GabonInitiatives) – Une mission d’identification de site pour l’implantation d’un projet pilote bioénergie au Gabon, a été conduite dans la Remboué dans le département du Komo Kango (province de l’Estuaire), le 8 février dernier par Pascal Karorero, Représentant Résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Cette mission était composée des experts du PNUD parmi lesquels, Célestin Tsassa ( conseiller économique), Moctar Menta ( chargé de la communication), Laurent Ngoma (consultant de la Direction Générale de l’Entonnement ), Bernard Landry Pandzou, Trésor Avono Ondo, Wassiana Trésor et de Gislin Mbye Ntoma ainsi qu’Yvon Martial Ntzantzi du Conseil Economique Social et Environnement (CESE) en plus de Bienvenu Ongoundou (coordonnateur national adjoint en énergies renouvelables et entreprenariat social).

La mission a été accueillie par Mme Nadia N’goundou, présidente de la coopérative COFEROU entourée d’une douzaine de personnes, membres d’associations et représentants de secteurs.
Une présentation du projet bioénergie, plus spécifiquement de « récupération des déchets agricoles et forestiers au Gabon pour une énergie durable » a été faite par les experts du PNUD et de la Direction Générale de l’environnement.

C’est un projet pilote visant la transformation des déchets agroforestiers en briquettes de charbon écologique destinées à des installations de cuisson des aliments et à la production d’électricité. Il s’inscrit à la fois dans une optique d’atténuation par la valorisation de la biomasse, et de réduction de la coupe des bois pour des usages domestiques et le gaspillage des déchets non utilisés issus de l’exploitation forestière.

Ce projet aura pour principaux résultats pour la population « la limitation de la coupe de bois pour atténuer les risques de réchauffement climatique », la « fourniture aux populations par elles-mêmes de l’électricité grâce à la valorisation de la biomass » et la « promotion d’activités génératrice de revenu ».

L’engagement des populations récipiendaires du projet a été souligné comme déterminant pour son succès. Des informations complémentaires sur l’importance des déchets agricoles et forestiers, les distances entre les maisons, les forces vives en présence seront recueillies pour évaluer de manière plus précise les conditions de la viabilité du projet dans la Remboué.

La responsabilité des bénéficiaires sera entière pour la durabilité du projet. Des formations seront offertes dans la phase initiale suivies d’un accompagnement technique pendant les premières années du projet.

Pour répondre aux préoccupations posées par la délégation, Mme N’goundou a présenté les activités du COFEROU et des trois autres coopératives de la Remboue. Les projets et programmes qu’ ils ont déjà développé, le type d’activité menées. A ce stade, une superficie de 42 ha de champs sont plantés auxquels s’ajoutent les cultures familiales des 70 familles de la zone, à raison d’un ha au moins par famille.

La biomass inutilisée résultant des activités agricoles est donc importance a-t-elle souligné. A cela s’ajoute les troncs de bananiers, les coques de noix, etc.

Tout en accueillant favorablement le projet, les intervenants ont souligné la vieillesse de la main-d’œuvre face à la désertion des jeunes attirés par des perspectives d’emplois dans les exploitations forestières. Cela pose un problème de main-d’œuvre pour le projet. Les difficultés du transport des déchets des plantations vers l’unité de production de l’électricité est aussi une préoccupation pour les populations, sans oublier les lieux de stockage des déchets pour éviter les nuisances.

Les parties en présence se sont quittées sur des mots de satisfactions et le besoin de poursuivre les échanges a été réaffirmé pour s’assurer des conditions de viabilisation du projet dans la zone de la Remboué.

GI/BO/FM/MKKE/19