Elections législatives et locales à Ndendé : Une affaire de famille

Ndendé, 5 octobre 2018 (GabonInitiatives) – Ah, ces élections législatives et locales couplés. Se dit-on dans la ville de Ndendé et le département de la Dola à l’idée de savoir que les ramifications claniques pour ne pas dire familiales, contribuent d’une manière ou d’une autre à l’apaisement non seulement au niveau des idées, aussi à celui des comportements et attitudes affichés sur le terrain par les compétiteurs, toutes les tendances confondues. Par Yorick KOMBILA MANFOUMBY

Le parti politique, ce n’est peut-être pas ce qui prévaut dans le choix des habitants de Ndendé et du département de la Dola car, à les entendre parler, il y en a parmi leurs sœurs et frères qui ont failli à leurs missions, ne s’acquittant qu’à titre individuel de celle-ci, à l’opposé d’autres certainement moins connus qui ambitionnent de leur rendre la vie plus acceptable.

Ces élections couplées seront pour ce faire, les élections de tous les enjeux, même s’il faut reconnaitre que tous les candidats et les partis politiques les placent sans ambages sous le sceau du ‘‘ renouveau ’’, en ce sens qu’il ne s’agit pas de combattre un parti, encore moins un candidat, mais, sa manière d’être et son ambition affichée à entrevoir en sens inverse tout ce qui s’apparenterait à l’idéal démocratique, collectif et progressiste sollicité par les populations dont la contestation est plus que visible.

La philosophie que l’on ne retrouve certainement pas partout sur l’entendue du territoire national est celle consistant à taire de futiles divergences qui éloigneraient les filles et fils de Ndendé et de la Dola les uns des autres et de ce fait à contribuer à une relecture du processus démocratique passant bien entendu par une ou des élections libres et transparentes et débouchant sur une prise en compte effective des responsabilités qui devraient être celles des élus vis-à-vis de leurs électeurs. Cela passe par l’implication de la jeunesse qui, aujourd’hui plus qu’hier redoute la marginalisation.

Les temps actuels, selon elle, doivent, par rapport au changement de paradigmes, leur accorder la liberté de se mouvoir à travers les partis politiques sans être stigmatisés et de faire admettre leurs idées, eu égard au fait qu’elle constitue avec la femme, la majeure partie de la population sur laquelle n’hésitent pas à s’appuyer les politiques pour asseoir leur popularité et pourquoi pas se faire une place au soleil.

A Ndendé, les affrontements sont proscrits. Que l’on se réclame de l’opposition ou du parti au pouvoir, tout le monde a, à cœur, visiblement que ces élections se déroulent sans anicroches et que le peuple soit en mesure lui-même de reconnaitre en ses futurs élus ceux qui relèvent de son choix et à qui, il a confié sa mission républicaine de prendre à bras le corps ses préoccupations afin de lui réserver un avenir meilleur.

« L’arbre à palabre », ainsi, qualifie -t-on ici, la ville de Ndendé pour ne pas dire le département de la Dola. Ici, les uns et les autres s’invitent à un dialogue au cours duquel chacun peut parler à l’autre pour échanger avec lui sur des réalités les concernant et discuter des moyens de coaliser ses efforts pour rendre ‘‘ la cité ’’ plus attrayante.

Regarder le désarroi des anciens à la vue de cette ville qui, pour la faute de certains de ses fils, a perdu son lustre d’antan. Il est une impérieuse tâche de l’amener à son blason avec le concours de tous ses enfants sans exclusive car, en réalité, il s’agit ici d’une affaire de famille comme pour rendre hommage à feu Pierre Mamboundou Mamboundou et Jean Baptiste Mabicka Mabicka, deux grands visionnaires. Ndendé selon le dernier cité se décline de la façon suivante : N comme Nous, D comme devons E comme engagé N comme notre D comme destin et E comme ensemble pour dire simplement qu’au sortir de ces élections : Nous Devons Engagés Notre Destin Ensemble. Ndendé, notre bien commun pour dire simple, est une affaire de famille. A bon entendeur…

GI/YKM/FM/18