« Les deux CESE du Gabon et la France entretiennent une relation de qualité », Michaël Christopher (SG UCESIF)

Libreville, 6 décembre 2018 (GabonInitiatives) – Dans une interview téléphonique accordée à notre rédaction depuis Bucarest en Roumanie où il prenait une part active aux travaux de l’Assemblée générale l’Union des Conseils Economiques et Sociaux et Institutions Similaires des Etats et Gouvernements membres de la Francophonie (UCESIF) qui se sont achevés aujourd’hui, Michaël Christopher par ailleurs Conseiller diplomatique du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) de France a déclaré que « les deux CESE du Gabon et la France entretiennent une relation de qualité » : Voici l’intégralité de l’interview.

GabonInitiatives (GI) : Comment se porte l’UCESIF au moment de relancer ses activités ?

Michaël Christopher  ( MC) : Sur l’UCESIF, nous sommes à mi-mandat de la présidence roumaine qui a relancé l’union avec l’objectif ambitieux de devenir une instance consultative de la Francophonie au même titre que l’Assemblée parlementaire de la Francophonie. Cela suppose d’amender la Charte de la Francophonie et donc, le chemin sera long parce que nous allons rencontrer la nouvelle Secrétaire Générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF)…, au titre de la démocratie participative.

GI : Quel rôle joue le CESE du Gabon au sein de l’UCESIF ?

MC : Le CESE du Gabon est un membre actif au sein de l’UCESIF et son représentant a fait plusieurs propositions utiles en Assemblée générale, notamment sur la méthode de lobbying à suivre. Nous espérons que le Gabon sera présent à Paris au mois de mars 2019 pour la prochaine Assemblée générale extraordinaire.

GI : Quelles genre de rapports entretiennent les CESE de la France et du Gabon ?

MC : Les deux CESE du Gabon et la France entretiennent une relation de qualité et se retrouvent tant au sein de l’union des CES et institutions similaires.

GI : Cela fait combien de temps que le CESE de France a ajouté le côté environnemental dans ses missions et comment avez – vous appréciez l’initiative des autorités gabonaises à intégrer cet aspect ?

MC : Le CES de France est devenu CESE (environnemental) en 2008 suite à une révision constitutionnelle sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Nous nous félicitons que le Conseil du Gabon soit aussi devenu environnemental pour traiter également les questions de transition énergétique et de contribuer aux Objectifs de Développement (ODD) notamment en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

GI : Quels sont les actions à court, moyens et long terme prévues en faveur des CES africains notamment du Gabon ?

MC : L’UCESIF est utile à ses membres car, elle peut les soutenir lorsqu’il rencontrent des difficultés et elle favorise les échanges d’expérience ainsi que des formations communes par exemple et des travaux communs sur des sujets à aborder bientôt comme les migrations, l’environnement ou l’avenir du travail en 2019 où l’Organisation Internationale du Travail aura 100ans. Enfin, l’UCESIF promeut la Francophonie en incitant les pays francophobe à qui n’ont pas de CES à en créer afin de renforcer le dialogue citoyen par la démocratie participative.

Propos recueillis par Fabrice Mikomba

GI/NK/FM/NN/18