Covid-19 : craintes relatives à la saturation des hôpitaux

Face à l’augmentation des cas de contamination, le Gouvernement exprime ses inquiétudes. Pour l’institution, le respect des gestes barrières demeure la seule arme de lutte.

Malgré la série des mesures prises pour lutter contre la seconde vague de la Covid-19, les cas de contamination repartent à la hausse au Gabon avec une moyenne d’environ 300 cas jours. Inquiet de cette situation, le Gouvernement exprime ses craintes sur une possible saturation des hôpitaux. « Nos hôpitaux sont aujourd’hui au bord de la saturation », a récemment commenté le Dr. Guy Patrick Obiang Ndong, ministre de la Santé. Pour prévenir ce regain de la crise sanitaire au Gabon, la capacité de prises charge des malades positifs du virus a été dopée dans les structures sanitaires publiques.

Le Gabon enregistre à ce jour plus de 1300 cas de contamination. Dans la foulée de cette augmentation, le Grand-Libreville vit sous restriction, avec un couvre-feu à 18h. Le vaccin est obligatoire pour avoir accès à certains lieux, tout comme le port du masque. Certaines de ces mesures prises par le Gouvernement récemment sont impopulaires. Ce qui met l’institution dos au mur.

Le Gouvernement conditionne un retour à la vie normale par une chute des cas. Un défi auquel les hôpitaux publics, tout comme les populations ne sont pas aptes à relever, sachant les difficultés qui les accablent au quotidien.

Dans le même temps, le pays envisage de vacciner 50% de sa population. « Notre objectif est de vacciner le plus rapidement possible plus de 50 % de la population, avec en priorité les personnels de santé, les forces de défense et de sécurité, les personnes présentant des comorbidités, ainsi que les personnes âgées », a expliqué le ministre de la Santé, Guy Patrick Obiang Ndong. Quatre vaccins sont à cet effet dans le ciblage du Gabon. Parmi ces vaccins, « les vaccins russes et chinois qui font preuve de grande efficacité avec des facilités de conservation ».

Journaliste du média Gabon Initiatives