Construction d’une nouvelle prison

Libreville, 7 Août 2019 (GabonInitiatives) – Le Ministre gabonais de la justice et de l’intérieur, Edgard- Anicet Mboumbou Miyakou, qui accordait, il y a quelques temps, une interview à la chaîne de télévision publique « Gabon 24 » a dévoilé la ferme volonté des autorités gabonaises, respectueuses des droits de l’homme, d’améliorer les conditions de détention au Gabon en commençant par Libreville la capitale, de la construction à Nkoltang, 27 kilomètres de Libreville, d’une nouvelle prison.

Il faut noter que le projet qui tenait depuis à cœur les autorités gabonaises obéit à une logique simple, celle de s’arrimer aux textes signés et ratifiés par le Gabon en matière de respect et d’observation des droits de l’homme. Celles- ci étant déterminées à faire comprendre au commun des mortels que la prison, contrairement à certaines thèses, n’est pas un lieu où viennent les gens pour y demeurer éternellement, mais plutôt pour voir leur comportement corrigé afin de faciliter leur réinsertion dans la société vis- à- vis de laquelle ils ont commis des impairs. C’est donc dire que le prisonnier bien qu’étant privé de liberté reste comme tous les autres un citoyen à part entière pourvu qu’il ait purgé sa peine et qu’il ait démontré qu’il a tiré les leçons de son inconduite pour qu’on lui accorde à nouveau le droit de s’insérer dans la société sans qu’il n’en constitue à nouveau une menace.

Les conditions carcérales, voici un sujet qui a de tout temps fait couler beaucoup d’encre et de salive au point de susciter même des interprétations fallacieuses, rendant le gouvernement principal responsable de certaines faiblesses observées dans la gestion de la question carcérale. Cependant, celui- ci se défend à juste titre que cette dernière comporte plusieurs volets dont certains appellent la sollicitation et l’intervention de partenaires internationaux, ce qui explique depuis plusieurs années sa mobilisation dans l’accompagnement en vue de la réalisation d’un projet qui l’a toujours tenu à cœur. Sûr que les deux parties ont réussi à accorder leurs violons puisque les signaux qui semblent désormais être au vert déterminent qu’une nouvelle prison construite pour désengorger celle dite de « Sans famille » existant depuis avant l’indépendance et ne pouvant plus supporter ses plus de 3000 détenus alors qu’elle fut conçue pour en accueillir 300, l’écart est criard, serait bientôt érigée non loin de Libreville en répondant aux standards internationaux.

En dehors du fait que sa capacité d’accueil sera considérablement améliorée puisque passant de 300 à plus de 4000 places, la nouvelle prison sera dotée d’aires de jeu et de zones dédiées aux exercices de toute sorte, mais aussi de logements pour les personnels pénitenciers et bien entendu de bâtiments administratifs, histoire de mettre tout le monde à l’aise et d’éviter sous peu que l’on ne se plaigne de ce que les autorités gabonaises qui n’ont pas vu grand, ont failli à leur mission de répondre favorablement aux attentes et de la population carcérale et des agents pénitenciers. Mais au- delà de toutes ces considérations, il y a que le gouvernement gabonais, engagé plus que jamais à mettre en musique le projet de société du président de la République, Chef de l’État, Ali Bongo Ondimba, « l’Avenir en confiance », tient à mettre les petits plats dans les grands pour davantage mériter la confiance de ce dernier et des citoyens qui, disent l’attendre sur le passage de la parole à l’acte.

Par Ondamba C.C

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